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Ce site est celui d'un passionné de toutes ces choses diverses qui peuvent faire le piment d'une vie : entre autres, la musique, les livres, les fossiles, les sciences, le roman ou film à suspense, la photo, l'aviation, bref tout ce qui est de la nature irrationnelle des hobbies, qui n'ont en commun avec la "culture générale" que le fait d'être partagés par d'autres illuminés, autant que d'être rigoureusement inutiles dans la vie de tous les jours.
Encore un peu de théorie...
La question se pose de savoir quelle explication donner à la formation d'un nodule dans une roche sédimentaire.
D'une manière générale, précisons qu'il ne s'agit que d'un processus de fossilisation parmi d'autres, soit le mécanisme particulier d'un phénomène de préservation qui reste par nature
lui-même très exceptionnel.
Pour rappel, ce dernier veut que tout reste végétal ou animal qui se trouve inclus dans un processus de sédimentation est susceptible, pourvu qu'il soit rapidement enfoui et soustrait aux agents
destructeurs - organismes nécrophages, oxydants, bactéries, etc...- d'être sujet à la fossilisation.
Se produiront alors un ensemble de réactions chimiques, au cours desquelles la matière organique d'origine sera progressivement remplacée par la matière minérale : les sels minéraux se
substitueront aux composés minéraux et organiques qui constituent les cellules, une telle transformation s'effectuant molécule par molécule.
Outre ce qui précède, le phénomène de fossilisation proprement dit, la réaction chimique ainsi amorcée pourra instaurer dans l'environnement immédiat du corps, "étranger" au sédiment, des
conditions physico-chimiques très spécifiques qui pourront en faire un pôle d'attraction pour la matière fossilisante.
Un tel processus pourra donc conduire, non seulement à la fossilisation de l'animal ou de végétal considéré, mais également à la constitution, autour de celui-ci, d'un dépôt sélectif de minéraux
en couches successives, ces concrétions étant de nature à créer un véritable " sarcophage ".
Des nodules en cours de formation ont même été observés : ainsi, la naissance de ce type de pierres très dures autour de restes végétaux et animaux actuels - fougères, coquilles,
carapaces de crabes - aurait été étudiée dans les vases de la Mangrove, zone côtière à palétuviers, en... Nouvelle-Calédonie.
(à suivre)
Nous reprenons notre exploration de cette vigne située sur les hauteurs de la commune de Babeau-Bouldoux, à proximité de la ville de Saint-Chinian.

Contrairement aux années précédentes, au cours desquelles son exploration avait été plutôt succincte, en raison même du fait qu'elle paraissait particulièrement bien entretenue et d'un accès
d'autant plus délicat, le fait que tous les plants aient été arrachés depuis lors me permettait une prospection systématique, outre que les pluies avaient visiblement eu le temps de nettoyer
toute la zone.
Repérer des nodules isolés dans ces conditions était presque devenu un jeu d'enfant, auquel mon fiston de presque quinze ans s'était d'ailleurs plié avec beaucoup d'entrain.

Outre leur forme très particulière, ils attiraient les regards en raison de leur combinaison de couleurs claires, sensiblement différentes par rapport aux tons des schistes environnants.

Voici donc quelques clichés d'une nature très morte, réalisés par votre serviteur qui anticipait déjà cette longue série d'articles, bien avant qu'elle ne débute enfin sur le présent site !

Nous avons donc affaire au classique nodule que j'appelle péjorativement " pomme de terre ", de par sa taille et sa forme naturelle.

Est-il besoin de vous préciser que l'analogie ne se limitera pas seulement à ces caractéristiques visibles à l'oeil nu ?
Car une des données incontournables de la prospection effectuée dans le Midi de la France est le fait que vous devrez fréquemment composer avec les effets du soleil omniprésent, de sorte que
toutes les pierres que vous ramasserez au plus fort de la journée - pour peu qu'elles aient été longuement exposées - auront de fortes chances d'être surchauffées à un point tel que vous ne
pourrez les conserver au-delà de quelques secondes.
Une solution telle qu'adoptée par votre serviteur sera de faire rouler le nodule dans la main, le temps qu'il se refroidisse ou, plus fréquemment, de le déposer dans votre besace ou tout
autre sac que vous aurez consacré à cette - combien originale - récolte.

Cette main anonyme est vraiment intrigante : elle me fait penser à quelqu'un, mais qui est plutôt connu pour ses prospections dans le Nord.
Des recherches dans le Pliocène supérieur du port d'Anvers.
Rien à voir, assurément !
Publié le 11/12/2009 à 06h09 dans LES CHRONIQUES DU MIDI