Ainsi que cela fut remarqué à plusieurs reprises, les éléments vertébraux des poissons, en ce compris ceux des sélaciens, doivent à leur nature intrinsèque - constituées qu'ils sont de
cartilage - de ne jamais se fossiliser aisément.
Découvrir le centra complet d'un grand requin disparu restera en principe de l'ordre du " hautement improbable ", voire même tirant sur le " quasiment impossible ".
Par contre, des vertèbres de plus petites tailles resteront accessibles au chercheur, pourvu qu'elles n'échappent pas à sa vigilance de tous les instants.
Avec l'expérience, l'amateur ne manquera pas de repérer une pièce telle que celle qui est illustrée ci-dessous, qui méritera d'être récoltée, quoique son état de conservation se révélera souvent
imparfait pour les raisons qui viennent d'être rappelées.
Votre serviteur avait ainsi accumulé plusieurs séries de clichés de ces vertèbres très classiques, qui sont relativement fréquentes dans les sables du Pliocène supérieur, sous la réserve qu'elles
étaient souvent fossilisées d'une manière très incomplète.
Mais parvenir à en réaliser des photographies présentables me semblait demeurer une épreuve hors de ma portée, surtout dans les conditions habituelles de prospection et de luminosité, de
sorte que j'avais jusqu'à présent obstinément renoncé à vous les soumettre.
Cette dernière série de clichés ayant toutefois l'heur de me satisfaire, je vous les présente sans trop nourrir d'inutiles états d'âmes.
A l'impossible...
Convenons que ces pièces peu spectaculaires ne révolutionneront ni la photographie, ni la paléontologie elle-même !
Je suis toutefois moyennement satisfait du résultat.
Les deux vues suivantes ne vous apporteront guère d'informations supplémentaires, si ce n'est une petite indication de la taille toute relative d'une telle curiosité des sables d'Oorderen.
Sans doute ma main finira-t-elle par être une des plus reconnaissables de toute la paléontologie amateure, car de plus en plus fréquente sur ce site.
Une main courante, en quelque sorte...
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