Encore plus fort...
Toujours en parfaite symbiose avec nos articles consacrés aux détails vécus de cette prospection à laquelle je sacrifie chaque année dans le Midi de la France, nous entamons cette nouvelle
série, qui est plus spécifiquement destinée à en examiner quelques résultats concrets.
Nul besoin de préciser qu'elle sera plutôt originale, mais je me doute que vous n'en attendiez pas moins de la part de votre serviteur !
Le principe en est des plus simples.
Je vous propose d'examiner quelques-uns des nodules que j'ai récoltés dans le courant du mois de juillet de cette année, lors de mes longues promenades effectuées en long et en large dans
certaines vignes de la région de Saint-Chinian.
Peu de vignes en réalité, tant la tâche est immense, à laquelle il faudrait sans doute consacrer plusieurs mois et s'y atteler d'une manière beaucoup plus systématique, alors que les vacances
sont aussi réservées à d'autres activités, plus reposantes d'ailleurs, telles que la lecture ou la photographie.
Je me permets d'insister sur le fait que je n'ai procédé à aucune manipulation en cette matière, à savoir que je n'ai eu recours à aucune "anti-sélection" qui m'aurait amené - ou aurait été
destinée - à montrer par préférence certains types de nodules plutôt que d'autres.
Pour rappel, la très grande majorité d'entre eux se révèlent " à l'usage " non fossilifères, d'autres ne présentant que de vagues traces d'espèces peu - voire non - déterminables, quand
ce ne sont pas des fantômes d'organismes pas du tout identifiables.
Sans compter que, même lorsqu'un reste animalier se révèle présent d'une manière indiscutable, son mauvais état de conservation sera souvent être tel qu'il n'offrira finalement guère
d'intérêt à être conservé !
Au fil des années, le chercheur se fera à cet égard de plus en plus difficile et même exigeant, de sorte qu'une moisson de nodules, quoique abondante au départ, se traduira en bout de course
par une quantité infinitésimale de pièces d'une qualité suffisante pour être retenues.
Qu'ajouter à ce qui précède, si ce n'est l'absence de toute tricherie dans ces futurs articles ludiques ?
Je veux dire par là que ces clichés furent réalisés d'une manière improvisée, lors d'une opération de "cassage" d'une quantité importante de nodules, au cours de laquelle me vint tout à
coup l'idée d'en photographier une partie, pris au hasard, afin d'illustrer les résultats tangibles d'une telle récolte.
Cette série n'exclut pas la poursuite de celle qui, après les généralites sur la prospection dans la Montagne noire, est consacrée aux expériences vécues en la matière, qui
sont racontées dans les " Carnets du noduleur ".
Mais trève de palabres !
Comme je ne suis pas chien, je vous montre d'emblée un petit exemple.
La question est dès lors très simple : après qu'il ait été brisé par mes soins à la masse, ce nodule renfermait-il une trace intéressante ou un fossile remarquable ?
Ou au contraire était-il stérile ?
A votre avis...
A l'examen de la photo suivante, la réponse se passe de tout commentaire...
Maintenant que les principes ont été explicités, je vous livre la première énigme soumise à votre sagacité.
Ci-dessous les vues d'un nodule, à propos duquel je vous propose de vous faire votre propre opinion.
Alors ?
Fossil ?
Or not fossil ?
En voici l'autre face :
Réponse au prochain article !
Coucou cher Carchadorias,
N'étant pas à l'école quelqu'un qui copiait sur ses petits camarades, je dirais :
NON COUPABLE !
Euh, pardon, NON FOSSILIFERE !
LOL
Phil "Fossil"
Salut Phil,
Salut Olivier
C'est bizarre, mais j'ai comme la nette impression que deux tendances vont se dégager.
On progresse, on progresse !!!
Réponse demain, l'article est en cours de rédaction, mais vous ne vous rendez pas compte que je ne regarde plus la télévision qu'une fois par an...
AAAAAH ces géologues !
Qui ne nous parlent pourtant que par cent millions d'années...
je viens "d'ouvrir" 2 à 3 kgs de nodules collectés dans l'Ordovicien moyen du Maine et Loire. Mes conclusions sont identiques aux tiennes, c'est assez frustrant. Pour répondre plus précisemment à ton énigme, je dirais que, les nodules de moindre densité, moindre résistance (aux impacts) et de moindre symétrie, peuvent se révéler plus fossilifères...j'attends la suite de tes publications.
A+
Didier
Je rendrai une visite approfondie à ton site un de ces jours, promis.
Comme nous le disions avec un vieil ami à moi, "que les dieux des trilos te soient favorables".