Maintenant que vous êtes au courant, inutile de nous appesantir à nouveau sur le caractère quelque peu décevant de ma dernière promenade de prospection, qui fut d'ailleurs écourtée pour cause
d'une sage retraite avant la tempête, mais fortement valorisée par quelques clichés d'ambiance.
Les trouvailles dans les sables d'Oorderen se révélèrent donc très modestes, sans insister sur le fait que les dents de requins semblent elles-mêmes se faire de plus en plus discrètes, qui ne
brillent depuis de nombreux mois que par leur absence.
Toutefois, une mince coquille du bivalve Chlamys se laissa convaincre d'être photographiée.
Chlamys pusio harmeri, bivalve, sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, Port d'Anvers, Belgique.
Une autre trouvaille peu courante, car tout aussi frêle que la précédente, resta cette coquille d'un gastropode à la forme sympathique, le Capulus hungaricus.
Malheureusement, l'impression favorable sera comme d'ordinaire de courte durée, car l'approche pour en observer de plus près les contours donna lieu à une cruelle désillusion.
Cette pièce méritait un second cliché, pris sous un autre angle, de manière à vous faire visualiser par vous-mêmes l'aspect général plutôt décevant de ce fragile gastropode.
Cela vous démontrera - mieux que mes précédents longs et fastidieux discours - toute la difficulté qu'il y a de trouver de tels fossiles dans un état de conservation qui justifierait de les
emporter, ce que je ne fis évidemment pas dans le cas d'espèce.
Faut-il revenir sur le fait que le temps qui gratifia ma récente sortie fut à ranger dans la catégorie des " perfectibles " ?
Pour preuve, et en exclusivité quasi mondiale, vous trouverez les premiers clichés qui dévoileront l'usage d'un nouvel accessoire à la prospection, devenu quasiment indispensable pour les mois à
venir : les mitaines.
Oserions-nous préciser, un équipement " de fortune ", car ces dernières ne sont guère faciles à se procurer - du moins celles ayant l'honneur de me plaire - de sorte que des gants neufs
auront été sacrifiés pour les besoins de la cause, votre serviteur en coupant les extrémités, aux ciseaux et sans aucun scrupule.
Mais pour en revenir aux fossiles, une trouvaille relativement peu courante attira mon regard, qui justifiait les clichés ci-dessous.
Comme cela fut rappelé auparavant, les requins sont des vertébrés dont le squelette n'est constitué que de cartilage, très peu propice à une fossilisation.
Seuls quelques rarissimes vertèbres presque complètes furent illustrées sur ce site, les 150 pièces en connexion présentées un certain temps au Muséum d'Histoire naturelle de Bruxelles étant une
exception mondialement connue.
Raison de plus pour ne pas négliger cette trouvaille, nonobstant son côté parcellaire !
Oserions-nous ajouter : très parcellaire...
Il n'y avait toutefois aucun doute sur la nature d'un tel fragment.
Ha oui : mon pouce est presque totalement guéri, pour ceux que cela intéresse...
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