A l'instar d'un certain Phil Fossil, contraint qu'il fut par les récentes intempéries de consacrer son dernier week-end à une saine activité de rangement et de nettoyage, votre serviteur aura
largement avancé dans une remise en ordre de sa collection.
Encore faut-il à cet égard insister sur le fait que l'ampleur de cette tâche est, somme toute, d'un ordre de grandeur infinitésimalement réduit par rapport à ce qui attend sans nul
doute l'intéressé dans les mois à venir...
Toutes proportions gardées, les dernières semaines furent mise à profit pour " digérer " les quelques centaines de spécimens accumulés durant plusieurs années de prospection, simplement
déposés qu'ils étaient dans les tiroirs d'un ancien meuble d'imprimerie, sans qu'une véritable étude systématique n'ait été réalisée.
Quoique le travail entrepris soit encore très superficiel, quelques bonnes surprises furent d'actualité à cette occasion, dont la découverte d'une petite mandibule indéterminée qui, sans être
d'une beauté transcendante, suscita son petit plaisir non dissimulé.
On n'ose imaginer ce que le susnommé va lui-même découvrir dans son capharnaüm !
Raison de plus pour rentabiliser les photos qui ne firent pas encore l'objet d'une publication, ce dans l'attente de nouvelles trouvailles, dont le moins que l'on puisse dire est qu'elles ne sont
pas envisageables dans l'immédiat, pour cause d'une rapide descente vers les rigueurs de l'hiver.
Parmi ces pièces désormais classiques, nous reviendrons sur un exemplaire de boucles dermiques de raie géante, lequel n'a pas conservé son épine, ce qui reste conforme à la grande majorité de ses
semblables.
Une pièce fort banale, mais qui était mise en valeur par l'humidité ambiante...
Quant à l'autre face, elle est particulièrement bien conservée, qui n'est pas sans rappeler un gros bouton.
Raja clavata, boucle dermique de raie, sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique
Une autre forme que l'on aura vite appris au fil du temps à reconnaître est ce grand bivalve, dont l'allure générale fait penser aux innombrables Astarte, quoique sa taille soit
plus imposante.
L'occasion m'était offerte d'en photographier in situ la face intérieure, une fois n'est pas coutume.
Une allure également très caractéristique...
Dosinia casina, bivalve, sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique
Enfin, dans cet amas informe, l'on reconnaîtra un ensemble de bryozoaires.
La plupart du temps, ils ne conservent une telle taille que s'ils ont été fortement encroûtés.
Un petit nettoyage s'imposera sans doute, mais à chaque jour suffit sa peine.
Amas de bryozoaires, sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique.
A défaut de sorties mémorables ni de trouvailles mirobolantes, votre serviteur en sera réduit, sans doute pour quelque temps encore, à écouler ses stocks de clichés d'archives.
Ce sont ceux qui furent pris juste avant les grandes vacances, de même qu'après celles-ci, au cours des deux ou trois sorties dites " de rentrée ", qui marquèrent le retour au bercail
et balisèrent l'exposition organisée à la fin du mois d'août.
Des grands classiques, vous a-t-on dit...
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