Un sol lourd et humide !
Je vous l'avais pourtant bien suggéré, qu'il faisait ce jour là un temps de merde...
Autant dire que réussir à prendre des photos présentables de coquillages fossiles, tout de blanc vêtus - décolorés plutôt - et posés sur une couverture de sable rendue plus que sombre par les
intempéries, de surcroît sous une très faible luminosité , relevait moins d'un exploit, ou des éventuelles compétences de votre serviteur, que de la qualité de son appareil numérique.
Laevicardium decorticatum, bivalve, sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique.
Découvrir sans s'y attendre cette dent de requin complètement dégagée aura donc été une surprise agréable, mais relative étant donné que le fossile devait sans nul doute son
appartition à un récent et copieux arrosage.
L'état tourmenté du sol sableux, fortement maltraité qu'il était par la pluie battante, atteste des conditions climatiques dantesques dans lesquelles allait se dérouler cette sortie de
prospection sur les terrains du port d'Anvers.
Ce qui me fait toujours penser à l'anglais "drenched" (trempé), au "trench-coat", et à notre cher belgicisme : la "drache" nationale.
Très utile pour votre serviteur, cela va sans dire !
Un premier examen révélait la nature de la bête : point de sérulation visible, de sorte que nous devions nous contenter d'une petite Cosmopolitodus hastalis.
En outre, malgré qu'elle sembla complète et d'une racine quasi parfaitement préservée, il apparut vite qu'elle était endommagée au niveau de la pointe, sans que l'on ne puisse attribuer ce détail
à un défaut du fossile plutôt qu'à un dommage de prédation.
Mais cela restait une dent de la mâchoire inférieure, peu courante il est vrai...
Cosmopolitodus hastalis, dent de requin (vue linguale), sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique.
Une telle trouvaille, quoique de dimensions modestes et malgré qu'elle soit endommagée sur sa pointe, n'en restait pas moins intéressante, que l'on ne pouvait décemment abandonner sur place.
Cosmopolitodus hastalis, dent de requin (vue labiale), sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, port d'Anvers, Belgique.
Surtout quand c'était par ailleurs la seule chose que l'on pouvait se mettre sous la d....
Enfin, vous me comprenez !
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