Nous poursuivons notre rapide périple dans les herbes sauvages et les chardons du petit hameau de Camprafaud, en plein Midi de la France.
Je reviens à un de mes sites préférés des grandes vacances, non pas parce qu'il serait réservé à une quelconque prospection, mais parce qu'il est devenu depuis plusieurs années le lieu
idyllique pour mon activité de lecture.
Outre l'un de mes quelques trépidants thrillers acquis pour l'occasion sous la forme pratique et peu encombrante de paperbacks, je prends souvent la peine d'emporter mon appareil
numérique.
Je ne néglige alors jamais d'abandonner de temps à autre mon bouquin, surtout au terme d'un chapitre, pour effectuer une saine pause, laquelle est souvent mise en profit pour m'en aller en quête
d'une possible image sympathique.
A l'instar des insectes dont quelques clichés furent dévoilés auparavant, ce curieux cardinal ou cette étonnante cétoine dorée, les animaux rencontrés sur place présentent fréquemment des
couleurs très vives, qui permettent d'assurer aisément leur repérage, même parmi une végétation relativement dense.
Ainsi venais-je à peine de terminer la série de clichés portant sur la seconde nommée ci-dessus, que j'avais vu apparaître une forme tout aussi typique, qui portait les couleurs non moins
criardes du premier.
Difficile, reconnaîtrez-vous, de rater cette forme caractéristique et un peu martiale, associée à un mélange de rouge et de noir.
Au fur et à mesure de sa progression plus aucun doute n'était permis.
Je vous présente dès lors une des multiples variantes de la punaise.
Encore faut-il être très prudent, dans la mesure où même celles qui sont teintées de cette couleur rouge vif peuvent appartenir à des espèces différentes.
Le spécimen illustré serait - sauf erreur de ma part - un Graphosoma semipunctatum, qui se distinguerait de la Graphosoma lineatum, en compagnie de laquelle on la trouve
fréquemment.
Je vous fais grâce des sous-espèces, selon que les pattes soient entièrement rouges ou, au contraire, rouges avec des parties noires.
Nul besoin de rappeler que cette alternance n'est pas purement décorative, mais l'indication aux éventuels prédateurs de ce que cette charmante petite bête est éminemment toxique.
Quant à la partie inférieure, elle n'ouvre pas non plus l'appétit...
J'allais oublier : la plante sur laquelle cette punaise se balade serait un Panicaut champêtre, sorte de plante épineuse sauvage, de la grande famille des chardons, qui est considérée comme
envahissante et nuisible aux pâturages.
Sa racine aurait toutefois des vertus " diurétique " et " apéritive "...
Mais je doute que cette précision change fondamentalement votre journée !
(à suivre)
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