KSSSS KSSSS KSSSS KSSSS KSSSS...........................................................
Je sais.
Cela ne fait vraiment pas très sérieux...
Surtout pour un blog qui cherche à acquérir un minimum de crédibilité, mais c'était presque naturel, juste pour planter le décor, ou plus exactement pour vous en rappeler l'ambiance
sonore.
Au fur et à mesure que l'on descend vers le sud de la France - cette réflexion n'est évidemment valable que pour les " nordiques " que nous sommes - et sauf intempéries généralisées
à tout le continent européen au début du mois de juillet (ce qui reste une hypothèse inconnue de votre serviteur malgré deux décennies de vacances francophiles), l'ensoleillement et la
chaleur sont des éléments omniprésents, qui vous assaillent à chaque arrêt sur une aire d'autoroute.
Passé la ville de Lyon, les décors aux alentours se font de plus en plus méditerranéens, non seulement la végétation et les paysages, mais également les couleurs et l'architecture des
habitations environnantes.
Un des symptômes les plus probants que vous approchez de votre destination sera toutefois un autre signe distinctif du Midi, une marque de fabrique très peu visuelle
celui-là .
Car, quoique mon entourage immédiat soit composé de quelques personnes qui ne jurent que par l'air conditionné, et s'obstinent à vouloir m'imposer de rouler dans ce que je considère comme un
désagréable frigidaire, je préfère quant à moi toujours rouler le plus souvent possible avec l'un ou l'autre fenêtre ouverte, tant pour profiter de la chaleur et des odeurs typiques de
la région, que des bruits qui y sont associés, avec en premier lieu - à tout seigneur tout honneur - le chant des cigales.
En juste place figurent bien naturellement ces sympathiques insectes de la famille des Cicadidae.
Mais si leur présence est incontestable pour toute personne qui n'est pas sourde comme un pot, les repérer est une autre paire de manches.
Le photographe amateur pourra à cet égard passer de longues minutes devant un massif d'arbustes ou un chêne vert avant de repérer l'animal, pourtant très proche mais qui maîtrise l'art du
camouflage.
Ainsi avais-je longtemps pesté avant de parvenir à visualiser cette bestiole.
Le téléobjectif se révèle d'ailleurs indispensable, à moins de la voir s'envoler avant d'avoir pu réaliser le moindre cliché.
Tenter de s'en rapprocher un peu plus, ou attaquer d'un autre angle ne permettra guère, dans ce genre de situations, d'obtenir de meilleurs résultats.
Par contre, la chose restera éminemment plus simple lorsque vous rencontrerez une cigale sous la forme inerte de son exuvie.
Le lecteur remarquera que le fait de repérer ce genre de curiosité est aussi un petit exploit, dans la mesure où cette ancienne carapace abandonnée, également appelée " cuticule ", ne se
signalera évidemment par aucun bruit.
Par contre, s'approcher d'un reste de mue ne posera aucun problème !
Sur ce dernier cliché, l'on distingue la fissure provoquée par la pression exercée lors de la croissance de la cigale.
(Ã suivre)
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