Y a-t-il un entomologiste dans la salle ?
Enfin, parmi les fidèles lecteurs, veux-je dire...
Chaque année, lors de notre séjour d'un mois dans l'Hérault, le temps libre n'est pas consacré qu'à la prospection aux trilobites dans les vignes et dans la garrigue, mais aussi à d'autres
classiques activités de loisirs, parmi lesquelles figure en juste place la lecture.
Nulle idée pour votre serviteur de ne jamais s'embarquer dans une telle aventure sans une provision de paperbacks soigneusement choisis au préalable, souvent plusieurs mois à
l'avance.
Bon an mal an, ce seront une bonne demi-douzaine de romans à suspense en langue anglaise que j'emporterai, avec des auteurs fétiches tels que Michael Crichton,
Douglas Preston & Lincoln Child et Stephen Hunter, pour ne nommer que les principaux qui aient à l'heure actuelle cette difficile tâche de meubler ces trop rares
moments.
Ce ne sont par ailleurs que les dignes successeurs d'autres grands créateurs de thrillers, tels que Clive Cussler, Wiliam Diehl et Alistair Mac Lean, qui firent mon
bonheur en des temps un peu plus reculés.
Ces saines lectures de détente exigent, du moins pour ce qui concerne votre serviteur - toujours lui - des conditions optimales, à savoir un endroit très calme qui me permette de " rentrer " dans
l'histoire, souvent faite d'ambiances mystérieuses et de multiples rebondissements, sans avoir l'esprit constamment distrait par les bruits habituels de la vie moderne.
A quelques dizaines de mètres de notre lieu habituel de villégiature, le hameau de Camprafaud, qui est situé sur les hauteurs de la ville de Saint-Chinian, j'ai trouvé depuis quelques années un
endroit quasiment idyllique, désert et relativement sauvage.
Un flanc de colline, faisant face à un piton rocheux qui surplombe la vallée, dans lequel les seuls accès sont des sentes utilisées par les troupeaux de chèvres, et un large chemin à peine
carrossable, qui mène - tout en contrebas - à une grotte néolithique peu attractive pour les touristes.
L'endroit est inondé de soleil, raison pour laquelle l'usage d'un abri arboré est nécessaire en journée.
Par contre, au fur et à mesure que la soirée approche, ces mêmes lieux deviennent plus agréables, surtout à l'endroit où poussait auparavant une vigne, dont il ne subsiste que quelques moignons
noircis.
Les ombres projetées apportent un charme supplémentiare, dont l'intérêt est de vous pousser à abandonner sans regret le " bouquin ", quitte à laisser votre héros en très mauvaise
posture, pour s'emparer de l'appareil photo, lequel ne peut décemment jamais être trop loin pour tout amateur qui se respecte.
Car si les vignes ont disparu, c'est pour laisser la place au thym sauvage, mais aussi et surtout à une végétation naturelle, dont les chardons sont les principaux
représentants.
Progesser dans ces conditions est malaisé, surtout lorsque vous ne portez qu'un short et des sandales, mais vous ne résisterez jamais à l'envie de profiter du fait qu'une vie animale extrêmement
intense y subsistera encore quelques instants, avant la tombée de la nuit.
C'est au cours d'une de ces séances de photographie improvisée que je tombai nez à nez avec ce qui ressemble à un gros hanneton, sous réserve de sa couleur spectaculaire.
Une sommaire recherche me fait penser qu'il s'agirait d'un insecte connu sous le nom vernaculaire de cétoine dorée.
Laquelle fit vraiment très peu de cas de l'individu qui s'approchait à pas feutrés, en pestant silencieusmeent contre les chardons omniprésents à un tel endroit.
Là également, des clichés perfectibles, mais je voudrais vous y voir...
Quant à ce gros " hanneton ", je me demande même s'il m'avait vu...
(à suivre)
PS
Vous en avez de la chance tout de même.
Passer en quelques lignes de Michael Crichton à la cétoine dorée !
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