L'hiver s'accroche...
Évidemment, pour les amateurs de glisse, cette période de l'année prendra une saveur toute particulière.
Mais pour votre serviteur, qui serait bien incapable de chausser des skis sans en mettre au moins un à l'envers, cette inhabituelle rigueur saisonnière commence à avoir de sérieux relents
frustratoires.
Me voilà pris à mon propre piège, moi qui répondait depuis des semaines à tout qui se plaignait qu'après tout, ces frimas et autres assauts de neige n'appartenaient qu'à l'ordre naturel des
choses, de telle sorte que nous étions mal placés pour les regretter, d'autant que nos enfants pouvaient ainsi profiter d'expériences et de sensations qui semblaient définitivement reléguées dans
notre propre passé.
Toutefois,et quoique je n'aie aucune exclusivité dans ce domaine, je commence à trouver le temps très long, dans la mesure où les intempéries rencontrées dans le port d'Anvers ne m'auront
jamais fait reculer, sous réserve de ce qu'il serait bien malaisé à l'heure actuelle de repérer le moindre fossile sous une pellicule de neige, aussi mince soit-elle !
Contraint de demeurer at home et forcé par une mauvaise pharyngite de rester pendant deux jours dans un espace limité, compris grosso modo entre le lit, les lieux d'habitation
courante et cette salle de commandes que constitue le "coin ordinateurs", j'aurai donc pris mon mal en patience.
L'occasion fut mise à profit pour peaufiner quelques textes à venir et même prendre un peu d'avance !
Mais je ne pouvais non plus négliger de saisir quelques opportunités en matière de photographies, issues de ces mêmes rigueurs hivernales.
Sans sortir de ma chambre - le grenier aménagé - et en prenant appui sur le rebord du lit, j'aurai réalisé quelques clichés d'ambiance.
Perchée à mi-hauteur sur le versant nord de la vallée creusée par une petite rivière nommée la Dyle, ma maison est située quasiment en vis-à-vis de quelques bâtiments anciens, les dépendances de
la ferme dite de la Baillerie, mais aussi et surtout cette petite chapelle totalement isolée sur les hauteurs, le Try-au-Chêne.
Construite en 1608, elle vit récemment célébrer avec fastes son quadricentenaire, mais avait connu auparavant quelques petites histoires savoureuses liées à son existence
Là n'est pas notre propos, mais je ne peux résister à l'envie de vous en citer des anecdotes.
La première est typiquement belge : voici une quinzaine d'années, l'Office du Tourisme Flamand utilisa par erreur une de ses photos pour illustrer la qualité des promenades dans le "
Platte land ", alors que ce fleuron du patrimoine est situé au beau milieu du Brabant wallon, qui plus est en haut d'une route fortement pentue de nature à rebuter plus d'un
cycliste.
Ferme de la Baillerie et Chapelle du Try-au-Chène, le dimanche 7 février 2010
La seconde péripétie, c'est que cette même chapelle allait être utilisée comme toile de fond d'une vidéo française, qui devait être diffusée à des heures de grande audience sur les chaînes
nationales, ce dans le cadre d'une... campagne anti-tabac intitulée " Cétait hier ". .
On allait y voir une ancienne Citroën DS immatriculée à Paris s'éloigner en direction du Try-au-Chêne, avec assis sur la banquette arrière des enfants passablement enfumés, les victimes passives
et involontaires du tabagisme de leurs parents.
http://www.dailymotion.com/video/x1cfdq_campagne-anti-tabagisme-passif_ads
Nos lecteurs auront tous noté que c'est cette même construction qui orne la page d'accueil du présent site, sous le jour toutefois plus agréable d'une matinée de printemps agrémentée de
coquelicots en fleurs.
Ferme de la Baillerie et Chapelle du Try-au-Chène, le dimanche 14 février 2010
Mais quand je pense que j'avais décidé de faire un article très court...
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