Nous parlions d’oursins
récemment, non ?
Raison de plus pour ne pas nous arrêter en si bon chemin, sous peine de passer à côté de quelques autres curieux exemplaires, découverts en son temps par votre serviteur lors de sorties de
prospection dans la carrière de craie de Lixhe, exploitée par les cimenteries CBR au nord de Liège.
Comme cela vous fut exposé précédemment, certains oursins Echinochorys limburgica ont pour
particularité d’être fortement écrasés, encroûtés de silex ou de restes de bivalves, voire même présentent parfois ces deux caractéristiques conjuguées sur un seul
spécimen.
Quoique certaines promenades puissent permettre la récolte de nombreuses pièces, moyennant des conditions favorables, l’oursin dont le test s’avère - éventuellement après nettoyage ou dégagement
- parfaitement complet, non déformé et dépourvu de toute concrétion, restera sans conteste l’exception.
La pièce présentée ci-dessous rejoint dès lors la majorité de ses congénères, avec un fort encroûtement de silex associé à des incrustations de bivalves, apparemment les fameuses huîtres
Pycnodonte vesicularis.
La face latérale :
La face inférieure :
Cet autre spécimen paraît encore plus étrange, à savoir qu'il affiche - outre l’encroûtement de silex - , une partie supérieure du test en calcite qui semble avoir
subi un effondrement post mortem, la nature exacte du remplissage ultérieur étant plutôt sujette à conjectures.
Quelques gros plans pourront se révéler utiles...
Quelques, avons-nous dit...
Si un lecteur avait une suggestion sur la question, ce serait d’ailleurs un plaisir non dissimulé…
Ce troisième test d’oursin Echinochorys limburgica possède des stigmates
de natures comparables.
On constatera le même diagnostic : écrasement du test et présence des restes d'un grand bivalve.
Ce spécimen clôturera notre série consacrée aux échinodermes de la carrière de Lixhe.
Ouf, soupireront sans doute certains…
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