En guise d'épilogue...
Suite à l'accident du camion citerne, ma sortie de prospection du jour était largement compromise !
Après ma séance de photographie improvisée, j'avais été contraint d'effectuer un long et pénible détour.
Il fallait successivement remonter jusqu'à mon point de départ, passer le pont de Poussarou vers Saint-Pons-de-Thomières - autrement dit repartir dans la direction diamétralement opposée à
celle qui était ma destination initiale - pour ensuite bifurquer vers la gauche en entamant la longue ascension du village de Pardailhan.
Mais ce n'était qu'une partie de l'épreuve, puisqu'il convenait de traverser cette localité avant de poursuivre sur des routes beaucoup trop étroites et sinueuses à mon goût, qui devaient me
ramener sur des hauteurs que je n'avais pas envisagé de fréquenter cette année, les localités de La Louvière et - surtout - de Coulouma, près du site cambrien qui était le siège de tant
de souvenirs avec l'ami Jean-Jacques...
Avant d'apercevoir les contours de Donnadieu - quel nom savoureux ! - j'allais croiser un grand nombre de véhicules lancés en sens inverse, eux-mêmes victimes du blocage total de la route
nationale, des engins aux conducteurs pressés qui allaient à plusieurs reprises me faire craindre l'accrochage ou, au minimum, l'explosion spectaculaire de mon rétroviseur.
Mais ma prudence de sioux, qui allait me faire ralentir et me ranger sur le côté à chaque fois que la nécessité se faisait sentir eu égard à la vitesse d'approche des autres usagers, se révéla
payante, de sorte que je finis par rejoindre, non sans soulagement, l'entité de Babeau-Bouldoux, que je ne comptais pourtant plus revoir avant la fin du séjour.
Quelques heures plus tard, j'avais regagné le bercail en trouvant selon mes prévisions une route totalement dégagée, quoique le réflexe de quelques clichés allait se révéler le plus fort.
Je m'étais donc arrêté au même endroit que dans la matinée.
Vue de loin et malgré le départ des secours et des grues de dépannage, la scène laissait rêveur.
Des panneaux annonçant un virage dangereux paraissaient futiles, placés qu'ils étaient en sens inverse...
Mais l'objet de mon nouvel arrêt était encore sur place.
Ce qui s'appelle communément de la tôte froissée.
Pour peu que le conducteur s'en soit sorti indemne, son amour-propre devait sans doute l'être également !
Mais on n'osait trop imaginer le même impact, si la citerne ait contenu de l'essence...
Cette succession d'accidents spectaculaires avait en tout cas eu le don de me faire définitivement perdre le goût d'emprunter cette route nationale, fût-elle en aussi bonne compagnie
que Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières.
Mais à propos de saints, où en était-on ?
Ha oui !
Les nodules.
Après un petit intermède, nous y reviendrons bientôt.
C'est promis...
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