Excepté les quelques clichés d'ambiance, plutôt agréables à regarder ma foi, qui vous furent montrés pas plus tard qu'hier, la sortie que tenta votre serviteur ce dimanche dans
la région d'Anvers fut extrêmement décevante.
Certes, des années de spécialisation de facto dans les sables du Pliocène supérieur m'auront appris à entretenir une certaine discipline personnelle - quasiment une philosophie - en
vertu de laquelle des éléments positifs peuvent toujours être découverts, fut-ce dans le fait d'avoir pris un grand bol d'air et fait de l'exercice, outre dans le même temps, d'avoir quelque peu
oublié les vicissitudes de la vie quotidienne.
Évidemment, l'on pourrait longuement disserter sur l'esthétique toute relative d'un zoning commercial et industriel tel que celui d'un grand port maritime, voire polémiquer sur la qualité réelle
de l'air qui y est respirable.
Toutefois, l'habitude qui fut prise, deux années plus tôt, d'emporter systématiquement l'appareil photo numérique, se sera vue hautement valorisée par la création du présent site, dont le moins
que l'on puisse dire est que les illustrations viennent à point pour alléger des commentaires souvent longuets, voire même parfois hem superfétatoires.
J''en suis conscient.
Si, si,si...
Malgré les réserves du début de cet article, la journée de dimanche m'aura apporté quelques enseignements, d'une part qu'il demeure souvent salutaire de suivre les informations
météorologiques, quitte à interrompre prématurément la prospection au premier signe avant-coureur de tempête, d'autre part qu'une saine préparation préalable, en termes d'équipements installés en
permanence dans la voiture, reste le meilleur gage d'un retour sans anicroche.
Histoire de ne plus avoir à ressortir ma vieille rengaine, en répondant à toute personne m'interrogeant sur le point de savoir si j'avais ramené quelque chose :
" Oui, un bon gros rhume ".
Toute ces tirades - ouf ! - pour vous dire que, dimanche passé, je ne trouvai sur place, sur des sols malheureusement trop stabilisés à mon goût, que quelques rares coquilles intactes et dignes
d'être ramassées, des classiques - Dosinia casina, Natica millepunctata -, outre les inévitables boucles de raies géantes et un petit Melanogrammus conjonctus.
Le hasard fait d'ailleurs que c'était précisément des espèces très récemment illustrées.
Toutefois, je tombai également sur un spectacle assez inhabituel, cette grande coquille du gastropode sénestre Neptunea contraria, qui avait la particularité d'être partiellement
couverte de balanes.
Vu la luminosité dont vous avez eu l'avant-goût hier, la photographier n'était pas chose aisée.
Néanmoins, cela en valait la peine.
Car ce genre de pièces n'est pas si courant que cela.
Certes, il n'y eut pas de miracle....
Mais c'était un spécimen de très belle taille pour une telle espèce.
Qui devrait être joli, moyennant un bon lavage...
Superfaitatware.