Difficile de trancher...
Enfin, c'est façon de parler, car si le casser ne posa - selon mon vague souvenir - guère de problème, ce nodule ordovicien ne présentait que peu d'intérêt, une vague trace sombre ne permettant
pas d'affirmer la présence d'un organisme qui en eût été à l'origine, ni par ailleurs de l'exclure totalement.
Considérons dès lors que les deux thèses étaient défendables !
Quelques généralités seraient peut-être fort utiles.
Selon le professeur Marcel Thoral dans son étude intitulée "Cycles géologiques et formations nodulifères de la Montagne Noire" (Nouvelles Archives du Muséum d'Histoire Naturelle de Lyon
", Lyon, 1946), il est commode de désigner sous le nom général de nodules toutes les concrétions rencontrées dans les terrains
paléozoiques quelles que soient leur dimension, leur composition et leur origine.
Selon toute vraisemblance, leur formation fut contemporaine de celles des dépôts qui les renferment ou la suivit de
très près : les fossiles ont gardé leur relief et les nodules ont été déformés par les plissements tout comme leur gangue.
D'après la nature chimique ou minéralogique de l'élément dominant, on peut distinguer les groupes ci-après : les nodules calcaires et les nodules calcareux, les nodules pyriteux, les nodules
phosphatés, les nodules essentiellement siliceux avec leurs variantes, nodules à structure cone in cone ou "gâteaux" et nodules terreux.
N'ayant pas les compétences en la
matière, je me garderai bien de développer ces questions, mais sans doute est-il utile d'observer quelques grandes tendances dans les nodules qui ont été récoltés.
Ainsi la surface de certains nodules est-elle enduite d'une fine pellicule d'hydroxyde de fer pouvant donner toutes les teintes depuis le noir violacé jusqu'au
jaune doré, en passant par toute la gamme des bruns.
Les fossiles seront à l'état de moule interne et de moule externe, parfois tapissés d'une couche de silice blanche, tandis que dans d'autres cas, on ne trouvera plus qu'un petit enduit limonitique peu cohérent qui s'en va en poussière lorsqu'on brise le nodule ou lorsqu'on brosse doucement les
fossiles.
A titre d'exemple, je vous propose cette pièce.
Cette poussière de trilobite, c'est donc de l'hydroxyde de fer !
Autrement dit, c'est de la limoni...
De la limo...
![]()
Excusez-moi, c'est trop dur...
![]()
De douloureux souvenirs, cela va passer.
![]()
Hem...
Mais revenons plutôt à notre petite expérience.
![]()
A votre avis, ce nodule-ci était-il une trouvaille intéressante ?
Fossil...
Or not fossil ?
Faut que je vérifie, suite au prochain épisode !