Je reconnais que cela n'est jamais très facile !
Rarissimes sont en effet les cas de ces nodules ordoviciens du Midi de la France dans lesquels la présence d'un fossile - voire même sa nature exacte - paraît dès le départ évidente.
Dans l'exemple qui suit, la chose suscitait tellement peu de doutes que j'avais emporté la pièce telle quelle, au terme d'un de nos séjours héraultais, sans même l'avoir brisée sur place.
Histoire peut-être de se ramener un peu de travail à domicile, ou plus exactement de se réserver quelques derniers relents de grandes vacances après qu'elles aient été trop vite oubliées.

Je n'ai d'ailleurs pas le souvenir du nombre d'années à avoir conservé ce pygidium de trilobite sans le dégager de sa gangue, tant pour savourer l'anticipation du résultat que - surtout - par
crainte qu'il ne se brise en dernière minute, d'une manière inattendue autant qu'importune.
Mais cela n'avait pas été le cas.

Pour en revenir à la dernière campagne de prospection et aux nodules cassés sur place, ce genre de résultat n'était pas toujours au rendez-vous.
Loin s'en faut...
Désespérément homogène et azoïque, la pomme de terre lithique dont question !
Alors, qu'en sera-t-il donc de la suivante ?
J'en connais déjà qui vont entamer de savants calculs statistiques sur l'esprit tordu de Carchadorias, soit tenter de déterminer si ce sombre individu s'est évertué à créer artificiellement un
suspense ou un semblant d'alternance pour ménager l'intérêt de cette série.
Mais non !
Je les ai photographiés l'un après l'autre, dans le seul ordre empirique de ceux qui me tombaient à portée de main et qui n'avaient pas été complètement éclatés par les coups de masse.
Nous aurons l'occasion de présenter quelques clichés de cette opération peu banale.
Alors ?
Fossil ?
Or not fossil ?
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