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  • Passionné de fossiles, de musique, de livres, de photos, de sciences, d'aviation. Mais ce n'est dans un ordre, ni chronologique, ni de préférences. Allez y trouver une logique ! Moi-même, j'ai renoncé depuis belle lurette...

Les écarts de carchadorias

Pensée du jour

Argent gagné facilement

Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 07:39




Résumé de l'épisode précédent :

La nuit tombée, le calme était revenu dans le village des Indiens Marijos.

" On y va, Commandant ? "

" Après toi !  "

Le géant avait prit du recul et, de toute sa puissance, s'était abattu sur la frêle porte, qu'il avait enfoncée d'un formidable coup d'épaule.

Dans le même élan, je m'étais précipité à sa suite, courant dans l'obscurité, tête baissée, vers la masse sombre qu'était devenu le temple aztèque.

Derrière moi, j'avais entendu des bruits sourds et quelques grognements, mais je ne m'étais pas retourné une seule seconde, confiant que j'étais dans l'issue de cette lutte inégale qui se déroulait devant notre prison.

Ma vision dans l'obscurité était supérieure à la moyenne, mais la pleine lune rendait les choses d'autant plus aisées que des flambeaux illuminaient le pied de la pyramide.

J'avais atteint le bas de l'escalier, escaladant les marches quatre à quatre. Deux gardes étaient apparus sur le seuil de ce qui devait être la résidence du chef : à moitié réveillés, ils n'avaient pas eu le temps matériel de dégainer leur couteau aztèque, avant que je ne les assomme l'un après l'autre. Un crochet du droit et un crochet du gauche, puis je les avais balancés sans ménagement dans l'escalier, dont ils avaient dévalé les marches en disparaissant dans l'obscurité.

Sans perdre un instant, j'avais pénétré dans le temple : un long couloir au bout duquel une maigre lumière brillait.

Je m'étais approché silencieusement : inconscient de ce qui se déroulait à l'extérieur, le chef était en grande discussion avec une autre silhouette, vraisemblablement le prêtre que nous avions vaguement aperçu lors de notre arrivée. Le sujet devait être d'importance, car les deux ne s'aperçurent de ma présence que lorsqu'il était trop tard.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire - ou guère plus - j'avais neutralisé les deux hommes, qui se retrouvèrent, gisant inanimés au milieu de la pièce.

Prenant juste le temps de recouvrer mon souffle, j'avais parcouru les lieux exigus du regard.

Ce que je cherchais était posé sur un petit autel.

Sans hésitation, je m'étais emparé de l'objet et j'avais pris la direction de la sortie.

Mais soudain, comme animé par une arrière-pensée, j'avais fait volte face et je m'étais approché à nouveau du chef, toujours allongé sans connaissance sur le sol.

D'un geste rapide, je lui avais arraché la plus grande plume qui ornait sa couronne tressée et je la lui avais plantée fermement entre les dents.

" Tu as de la chance que je ne te la mets pas ailleurs ... ", avais-je alors murmuré.

Lorsque je quittai finalement le temple, une surprise m'attendait : de hautes flammes montaient du centre du village, vers la cime des arbres.

La diversion.

" Sacré Bill ! "

Les Marijos couraient dans tous les sens.

J'avais gagné la prison de nos compagnons : les autres gardes ayant fui sans demander leur reste, les délivrer n'avait été qu'une simple formalité.

La panique était générale et aucun des Indiens ne semblait nous apercevoir, encore moins faire mine de nous empêcher de partir.

Bill nous attendait à la sortie du village.

" Commandant, ils finiront vite par reprendre la chasse ".

" Cela m'étonnerait beaucoup ",
fis-je en lui montrant ce que je tenais nonchalamment sous le bras.

" La boîte d'amulettes ? "

" Jamais ils ne nous poursuivront dans la jungle sans sa protection ".

" Vous pensez décidément à tout."

" C'est pour cela que je suis ton commandant, Bill ".

" Que comptez-vous en faire, lorsque nous serons en sécurité ? "

" Je la laisserai quelque part bien en évidence. Ne t'inquiète pas : ils la récupéreront très vite ".

" Vous êtes magnanime, avec ces sauvages, Commandant ".

" Tu sais : ils ont beau être Marijos, ce sont des êtres humains, tout de même ".

Quelques heures plus tard, nous étions tous en sécurité, très loin de la jungle amazonienne.





Euh...

Non ?

Pourtant...

Cela s'est vraiment passé comme ça, vous savez !

Je vous jure que c'est vrai...

J'ai juste brodé un peu.

Oui, euh, j'ai aussi ajouté quelques petits détails.

Par ci, par là...

Mais pas grand chose.

Vous me croyez, dites les gars, vous me croyez hein ?




Toujours pas ?

Bon.

Tant pis...





Malgré le temps maussade, c'était une villa ancienne qui avait visiblement beaucoup de charme et sa propriétaire avait insisté pour me la faire visiter.



Un charme vieillot, devrais-je dire.



Mais pour un amateur de pierres, les décorations de cheminée sont souvent une mine de renseignements.



Une maison de campagne, certes, mais un lieu de villégiature qui doit certainement transcender des vacances !



Nicole nous avait emmenés vers le jardin, s'avouant à ce propos quelque peu dépassée par la tâche.

Comme en témoignaient d'ailleurs ces pousses sauvages, qui bloquaient une grille donnant vers un chemin à l'arrière de la propriété...



Convenons que certains recoins n'étaient pas loin de ressembler - toutes proportions gardées - à une petite jungle.



Une ancienne piscine attestait du même état d'abandon...



C'est à la fin de cette visite guidée que j'entendis tout à coup de surprenants et curieux crépitements, me demandant d'où ils pouvaient provenir, jusqu'à ce que j'aperçoive une clairière, au milieu de laquelle le fils de la propriétaire venait de lancer une gigantesque flambée.



Le feu devint très vite d'envergure, alimenté par de grandes quantités de résineux et de bois sec, coupés par l'intéressé au cours de ses derniers travaux d'élagage.



Au fur et à mesure que nous nous approchions, cette attraction inattendue devenait impressionnante.



Difficile dans ces conditions de résister à l'envie d'une séance de photos improvisée...



Un tel brasier offrait à votre serviteur l'opportunité de réaliser quelques clichés hors du commun.



D'autant que des sautes de vent se mirent à jouer des flammes, chaque rafale changeant la physionomie générale de ce grand bûcher aux allures dantesques.

Vous aurez la photo quand Overblog ne buggera plus !



Votre serviteur resta longtemps à profiter ainsi de spectacle, en compagnie des membres du groupe Lave, habitués à la chaleur.



Peu à peu, après une heure d'embrasement intense, ayant cessé d'être alimenté, le feu commença à régresser.



S'en détourner pour observer le ciel offrait toutefois une autre vision originale.



Pendant ce temps, notre président discutaillait ferme, sur un sujet épineux : l'influence de l'Egypte ancienne sur les grandes religions de ce Monde.



Lentement, les teintes s'étaient faites plus douces.



Nul doute qu'on eût pu bientôt relancer une seconde cuisson !



Mais votre serviteur réalisait quant à lui ses derniers clichés.



Appelés par une obligation familiale, sans attendre le dessert, nous quittâmes à regret les lieux, nous enfuyant discrètement  après avoir pris congé de l'hôtesse du jour et de notre président.

Il est vrai qu'il s'agissait d'une mission d'importance : récupérer le fiston, parti passer sa journée en compagnie de ses cousin et cousine.

Chez sa tante...

Marie-Jo.



 



Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
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Commentaires

Sacré Bob ! Ou Bruce ? J'sais plus comment il faut t'appeler ...
Commentaire n°1 posté par Olivier le 04/11/2009 à 10h43

Euh après ça, personne ne voudra plus m'appeler...

Commentaire n°2 posté par carchadorias le 04/11/2009 à 11h01

Hello !

Même pas... SURTOUT PAS... ta belle soeur... LOLLLLLLLLLLLLLLLLLL

Amicalement.

Phil "Fossil"

Commentaire n°3 posté par Pâle et au Mans le 04/11/2009 à 13h20
Attention, toutefois, de ne pas finir comme Voldemort, ''Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom'' ...
Commentaire n°4 posté par Olivier le 04/11/2009 à 13h26
Zut je ne connais pas !
J'ai dû googeler pour voir de qui il s'agit
Ca manque à ma culture, mais je n'ai jamais regardé Dallas, ni la Star Academy, ni lu Harry Potter. Je sais, j'ai honte. j e n'ai même jamais lu Le seigneur des Anneaux. J'aime trop les romans à suspense qui collent à la réalité. Pas trop le fantastique.
Mais si vous voulez, je veux bien essayer une nouvelle série :
Harry Potter contre le pot de fer.
Commentaire n°5 posté par carchadorias le 04/11/2009 à 14h14
Dallas, la Star Academy et Harry Potter ! Il n'a pas peur de l'amalgame, notre Carcha-Bob-Bruce !
Commentaire n°6 posté par Olivier le 05/11/2009 à 08h44

Je reconnais que j'y ai été un peu fort.
La seule raison de les citer ensemble est ma complète ignorance à leur égard.
Ce qui n'enlève rien à la qualité de certains.
Mea culpa

Commentaire n°7 posté par carchadorias le 05/11/2009 à 08h53
Alors là, Bob,  tu n'as pas lu le Seigneur des  Anneaux???? c'est bien plus que du fantastique! et il y a de l'action, ce qui devrait t'enchanter au vu tes nombreuses aventures...  mais j'arrête là, je risque de déborder de l'écran!
Commentaire n°8 posté par violette le 05/11/2009 à 11h47

Je ne dis pas, je ne dis pas.
Il y a des trous dans ma culture
Mais bon, à moins de ne pas dormir la nuit...

Commentaire n°9 posté par carchadorias le 05/11/2009 à 12h06
 
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