La fin du commencement...
Ou le début de la fin, c'est selon !
Car je me rendais alors compte, après toutes ces péripéties, qu'il me restait encore beaucoup de travail à faire.
Certes, la bonne nouvelle du jour était cette confirmation tant espérée que notre trilobite avait été récupéré dans le strict état qui était celui de sa découverte dans la vallée du Landeyran.
A cet égard, le soleil pré-automnal qui continuait à baigner généreusement le fossile au travers des feuilles sensitives de notre acacia permettait de lever les derniers doutes.
Mais à l'inverse, l'examen succinct qui allait être effectué une fois les premières secondes d'euphorie passées m'indiquait qu'une sérieuse réflexion devrait être entreprise, sur le point de savoir comment désormais préserver un tel spécimen, et - surtout - quel traitement il devrait recevoir pour être mis en valeur.
Plus j'observais cette pièce historique en me remémorant vingt années de recherches menées au même endroit, et plus je me rapprochais à contrecoeur d'une conclusion dictée par la prudence qu'imposaient ses dimensions exceptionnelles : ne plus y toucher dans l'immédiat, avant d'avoir déterminé avec certitude la marche à suivre pour tenter de poursuivre sa préparation à long terme.
D'autant que toutes les opérations menées jusque-là avaient été fort consommatrices de stress et d'énergie, avec des conséquences autres, en termes de remise en place d'une terrasse qu'une lectrice allait qualifier par la suite de "souk" !
Mais qui cela pourrait-il bien être ?
Parmi ces débris dont il allait falloir disposer d'une manière ou d'une autre figurait ainsi mon plâtre, cette carapace fort peu esthétique mais qui avait parfaitement accompli sa tâche : à défaut pour elle de présenter le moindre intérêt, fut-ce simplement des traces ou l'empreinte de l'animal, j'allais accorder la priorité à l'espace disponible dans mon "cabinet de curiosités", en prenant par la suite la décision courageuse de m'en séparer définitivement, en la jetant dans un sac poubelles tout proche.
Une photo-souvenir suffirait....
Enfin deux, pour faire bonne mesure...
(à suivre)
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