Mais c'est qu'il ferait beau, voire même très beau ce week-end !
Lequel sera plus long que d'ordinaire, ce qui n'est pas pour gâter les choses, voire même ce qui rajoute une dimension supplémentaire à notre plaisir du moment...
N'allons pas jusqu'à déjà anticiper imprudemment une vague de chaleur, voire que la canicule ne s'installe dans nos contrées, mais quelques jours d'un temps estival n'auront jamais fait de tort à personne.
Votre serviteur ayant entamé les travaux d'aménagement de son mythique "cabinet de curiosités", l'occasion ne sera sans doute pas mise à profit pour de longues séances de bronzette, ce genre d'activité n'étant d'ailleurs pas dans mes gènes.
Car bien que le modèle-de-base-sans-options du Carchadorias semble complet, ce n'est qu'une apparence trompeuse : il doit manquer quelques éléments qui auraient en principe dûs être fournis d'origine.
Aucune aptitude de votre serviteur à la pratique du barbecue par exemple, ni à la soirée football entre copains et autour d'un bac de bières.
Quant à la matinée de pêche, n'ayez même pas l'indécence de m'en parler.
Question de programmation sans doute, mais que voulez-vous, c'est de toute manière beaucoup trop tard pour me changer.
Je fais désormais partie, à mon corps défendant, d'une génération pour laquelle les plans sont perdus depuis belle lurette, tandis que les pièces de rechange se font de plus en plus rares.
Vous aurez moins de chances de les trouver chez les brocanteurs que chez les antiquaires !
Mais ce sera plus cher...
Euh...
Où en étais-je ?
Je ne sais même plus ce que je voulais vous dire, finalement...
Ah si !
Mon "cabinet de curiosités".
Lors de l'épisode précédent, je vous avais exposé mes réents travaux d'installation d'un épais plancher, cette tâche prévue depuis pas loin de trois années, et qui n'avait jamais été réalisée faute de temps mais aussi en raison du fait qu'il s'agissait d'une opération que je n'avais jamais entreprise et dont je redoutais les aléas par manque d'expérience.
Toutefois, lorsque cette délicate étape fut enfin franchie, outre que j'aurai effectué dans le même temps quelques autres menues améliorations - peinture d'une vieille porte et remplacement de sa clenche - je m'attelai à ce qui devait constituer la pièce maîtresse de ma nouvelle antre : la vitrine.
Les vitrines - devrais-je utilement préciser - car quoi de plus logique comme solution que de ne pas investir en ce domaine, mais au contraire d'utiliser celles qui étaient déjà à ma disposition, en les mettant simplement côté à côte ?
Je ne vous raconte pas l'épreuve que consista le simple fait de les vider et de les transporter - seul - jusque dans la pièce dont question, de même que les astuces auxquelles je fus contraint de recourir pour y arriver.
Deux d'entre elles, des modèles vendus à des prix démocratiques par une grande chaîne d'ameublement d'origine nordique, faisaient depuis longtemps partie intégrante de notre intérieur, une autre paire ayant été acquise à l'occasion de cette exposition qu'il m'avait été demandé d'assumer l'année passée dans le cadre des festivités de mon petit village.
Toutefois, après quelques heures de ce dur labeur, le résultat semblait probant.
Mais.
MAIS !
Car il y a toujours un "mais"...
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