Ma " sortie de la rentrée ", vous vous en souvenez ?
Après plusieurs mois d'une sérieuse disette, pour cause de grandes vacances dans le Midi de la France, puis d'une longue sécheresse ayant caractérisé les mois d'août et de septembre, il m'avait
fallu reprendre contact avec les doux sables gris, parsemés de coquilles blanches, qui répondent au nom d'Oorderen.
Après un joli gastropode Calyptraea chinensis, qu'une extrême fragilité rend peu commun, même dans ces sédiments, j'avais eu la grande chance de découvrir une dent fossile -
certes incomplète au niveau de la racine - du Grand Requin Blanc.
Imparfaite, mais d'une nature telle qu'on ne la laissera décemment jamais sur place...
Après une telle trouvaille, l'expérience et la statistique m'ont démontré depuis plus d'une décennie qu'il n'est guère raisonnable d'en espérer beaucoup plus, dans la mesure où le fait
de récolter une seconde dent aussi rare que la première relèverait d'un coup de chance improbablissime, voire abracadabrantesque.
Toutefois, malgré que le ciel de plus en plus couvert ait fortement réduit la luminosité ambiante, j'avais poursuivi ma route, finissant par m'arrêter net, soudain nourri d'un nouvel
espoir.
Ceci n'est pas un aileron de requin dans une mer agitée.
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