Je suis retourné dans le port d'Anvers !
Certes, les prévisions météorologiques de ce dimanche semblaient dantesques..
Déjà, la nuit précédente m'avait paru fortement agitée, quelques rafales de pluies s'abattant brutalement sur les vitres de la maison après que nous soyons rentrés en fin de soirée, à
l'issue d'une petite visite dans la proche famille.
Mais il en fallait beaucoup plus pour démotiver votre serviteur, qui a toujours le souvenir de ses premières sorties dans la même région, treize ans plus tôt, par moins quinze degrés centigrades.
Voire plus récemment de cette promenade effectuée dans des conditions similaires au début de l'année, et dont un album de ce blog intitulé " ambiances fossiles " reste le témoignage
coloré.
De blanc surtout...
Mais l'appel de l'Oorderen devait être le plus fort, de sorte que je m'étais prestement installé dans la voiture, tôt ce dimanche, avec cet avantage supplémentaire que j'avais pris
grand soin, quelques jours auparavant, de la rééquiper de tout le matériel, vestimentaire et autre, qui est nécessaire aux sorties.
" Option hiver ", cela allait de soi.
C'est donc à une heure très matinale que j'étais arrivé à destination, sous un ciel que j'avais trouvé moins mauvais que prévu, et même plutôt esthétique.
C'était une bonne raison, outre la visibilité plus que réduite, qui ne facilitait pas la prospection, de temporiser quelque peu, en profitant de cette aubaine pour tenter d'engranger
quelques clichés d'ambiance, dont j'entrevoyais bien déjà le futur usage...
Après tout, quels qu'ils soient, les fossiles ont attendu plusieurs millions d'années, alors,...
Quelques minutes de plus ou de moins !
Ce petit intermède fut donc mis à profit pour quelques images fort satisfaisantes, notamment celle ci-dessous, dont l'ambiance n'est pas pour me déplaire.
Une rapide coup d'oeil au sol sableux qui s'étalait aux alentours immédiats ne me permit d'ailleurs pas de faire la moindre découverte notable, de sorte que je me finis rapidement par me rendre à
l'évidence : mieux valait s'en retourner à des zones plus connues, car maintes fois prospectées depuis le début de l'année dernière.
Après cet intermède peu rentable, je regagnai donc sans plus tarder ma voiture, en vue de me rendre sur le site exploité de temps à autre, mais délaissé depuis les grandes vacances.
C'était une gigantesque plaine sableuse entourée de docks et séparée en son centre par un immense promontoire de plusieurs mètres de haut, le genre de monticule apte à faire
régulièrement le bonheur de quelques motards venus chatouiler leur manette des gaz.
Arrivé sur des quais inutilisés, mais qui étaient généralement envahis par les pêcheurs de la région, je ne fus qu'à moitié surpris de les découvrir totalement déserts : cette fois, pas la
moindre voiture stationnée ou de siège pliable, accessoires typiquement associés à l'inévitable forêt de cannes dressées vers une eau pourtant peu engageante.
Car le décor austère du moment tranchait avec l'ambiance habituelle des mois d'été !
Etrange, ce que cette image me fait penser à de vieilles images d'actualité, et plus particulièrement aux vues qui furent prises de Pearl Harbour au lendemain de l'attaque japonaise, les fumées
d'incendies en moins.
Une enchevêtrement sombre de superstuctures de navires et de grues gigantesques, sous un ciel totalement plombé.
Après cette longue séance de photographie plutôt improvisée, assis - voire à genoux - sur l'extrême bord du dock, à même un sol en béton fort peu confortable, je m'étais soigneusement équipé pour
la promenade de prospection proprement dite.
Il faut dire que le temps avait été annoncé comme devant se dégrader dans le courant de la journée, de sorte que j'avais longuement superposé les couches, histoire de prévenir tout risque de
refroidissement inutile.
Je n'allais pas manquer de déambuler quatre longues heures dans le sable, avant de m'apercevoir que le vent se faisait de plus en plus violent, et qu'il devait être sans doute plus sage de
ne pas s'éterniser en plein milieu de nulle part.
Me remémorant d'ailleurs des prévisions météorologiques extrêmement défavorables, telles qu'énoncées pour la fin de la journée, je me résolus prudemment de prendre le chemin de retour.
C'est une décision que je ne regrettai guère, surtout lorsque - confortablement installé dans un bain chaud -, j'observai deux heures plus tard, par la fenêtre, les éclairs et les violentes
rafales de pluies qui s'abattaient dans le jardin en fouettant les branches de mon vénérable saule pleureur, à un point tel que j'en arrivai même un moment à craindre qu'il ne se brise en perdant
quelque branche maîtresse.
Heureusement, il n'en fut rien.
Comment dites-vous ?
Si j'ai ramené quelque fossiles intéressants ?
Euh.
On peut parler d'autre chose ?
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