Je dois faire mon mea culpa !
Quelques semaines avant son décès, mon ami Jean-Jacques me fit gentiment un sérieux reproche, en sa double qualité de paléontologue amateur, mais aussi de grand passionné de photographie.
Lorsque je lui montrai les derniers clichés que je venais de réaliser, d'une dent de requin fossile in situ car encore enchâssée dans le sable, il fit la moue, déclarant qu'un grand
défaut de cette vue était l'absence d'échelle.
Je m'étais alors bien gardé d'argumenter avec mon " maître à prospecter ", d'autant qu'il était hospitalisé et que je souhaitais qu'il conserve ses forces, plutôt que de les gaspiller en palabres
inutiles.
Ce n'était pas le moment de m'appesantir sur ma vision un peu " romantique " des spécimens immortalisés dans des moments combien éphémères, lors de leur brève apparition à la surface de la
Terre...
D'un autre côté, je commis plusieurs fois l'imprudence d'annoncer auparavant que les vestiges de grands cétacés étaient extrêmement peu nombreux, notamment dans les sables d'Oorderen, pour des
raisons de dragage et de transport sans ménagement en pipeline.
Toutefois, je dois maintenant reconnaître que ma mémoire me faisait quelque peu défaut, ayant depuis lors retrouvé au cours de séances de photographies l'une ou l'autre pièce intéressante en la
matière, dont les dimensions ne sont finalement pas négligeables.
C'est donc à l'intention d' Antony de Nouméa que je présente les deux vertèbres ci-dessous, tout en indiquant leurs dimensions par l'usage, une fois n'est pas coutume, d'une échelle
centimétrique.
Histoire de faire d'une pierr... pardon, de faire d'une vertèbre deux cous
Euh... deux coups.
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