Reprenons...
Après un saut de puce d'un bon millier de kilomètres, nous abandonnons les coquilles pliocènes pour redescendre allègrement vers le Midi de la France et ses nodules, que nous persistons à qualifier de "fossilifères" malgré toutes les réserves d'usage.
Une trouvaille exceptionnelle, pourtant rendue improbable par la laideur extérieure de son contenant, nous avait permis d'examiner la forme générale d'un trilobite ordovicien Taihungshania miqueli, ou du moins de son thorax et de son pygidium restés en connexion.
Encore plus rarissime, nous poursuivons cette fois avec la présentation d'un céphalon de la même espèce, une pièce très caractéristique dont un avis personnel me fera dire qu'il n'est pas d'une beauté remarquable.
Je parle bien évidemment de l'animal en lui-même, dont la tête massive ne confirme pas les promesses d'un corps plutôt gracile dans l'ensemble.
Mais c'est une opinion qui n'engage que l'auteur, et n'exclut pas la qualité de conservation du fossile en lui-même, qui en fait d'ailleurs une pièce maîtresse de la collection consacrée à cette région.
Dans ce même cas, la forme générale du nodule n'était en outre pas des plus prometteuses !
Là également, j'avais été trompé par la faible épaisseur de la pierre.
Pourtant, un unique coup de masse sur la tranche allait brusquement révéler le trésor inattendu.
L'on observera qu'il ne s'agit en réalité pas d'un céphalon complet, mais plutôt d'une glabelle privée des "librigènes" dont elle était flanquée à l'origine.
Les restes d'une mue, sans aucun doute...
Dans ce cas comme dans l'autre, l'avoir découvert dans un nodule présente l'avantage d'une pièce n'ayant subi aucune altération d'origine extérieure.
Mais je me garderai bien de vous le présenter sans échelle !
Taihungshania miqueli, trilobite (arthropode marin), Ordovicien inférieur, région de Saint-Chinian, Hérault, France.
A cet égard, les observateurs attentifs auront remarqué que cet exemplaire ci-dessus était d'une taille beaucoup plus conséquente que l'animal dont furent présentés le thorax et le pygidium.
D'où l'intérêt de l'échelle...
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