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  • carchadorias
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  • 28/12/1958
  • Humour Photos Fossiles Trilobites Carcharias
  • Passionné de fossiles, de musique, de livres, de photos, de sciences, d'aviation. Mais ce n'est dans un ordre, ni chronologique, ni de préférences. Allez y trouver une logique ! Moi-même, j'ai renoncé depuis belle lurette...

Les écarts de carchadorias

Pensée du jour

Argent gagné facilement

LES IMAGES DU JOUR

Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 07:33



Les balanes sont des crustacés marins qui se fixent sur les rochers littoraux ou sur les coquillages, entourés de plaques calcaires, d'une dimension qui avoisine souvent le centimètre, voire plus.

Elles sont extrêmement fréquentes dans les sables du Pliocène du Port d'Anvers.



La plupart du temps, après l'extraction par dragage et le transport sans ménagement qu'elles ont subis en pipeline, les balanes ne se présentent que sous l'apparence de quelques exemplaires fixés sur des fragments de grandes coquilles de bivalves, tels des pectens.



A d'autres occasions cependant, il n'en restent que les traces de fixations, sur des coquilles miraculeusement intactes,  les balanes elles-mêmes ayant été arrachées et pouvant être retrouvées d'une manière individuelle dans les sédiments.



Celles-ci se sont fixées en plusieurs endroits sur la coquille d'un grand gastropode Neptunea contraria.



En quelques rares occasions, cet ensemble fragile mais de belle apparence peut être trouvé, d'une coquille de pecten fossile encore assortie d'une colonie de ces crustacés marins.



Enfin, de dimensions très réduites mais d'autant plus spectaculaire, cet assemblage de petites balanes sur un gastropode, qui fait lui-même à peine un centimètre et comporte également de traces de bryozoaires.



Apporhais scaldensis et Balanus sp., gastropode et crustacés, Sables d'Oorderen, Pliocène supérieur, Port d'Anvers, Belgique.




Par carchadorias - Publié dans : LES IMAGES DU JOUR - Communauté : Les fossiliens
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 07:43



Au cours de nos vacances dans le sud de la France, dans la région viticole de Saint-Chinian, l'ami paléontologue Jean-Loup attira un jour notre attention, pendant une prospection dans la garrigue, sur une de ses trouvailles qu'il nous présenta comme un champignon.

Cette bizarrerie de la nature aurait la particularité de modifier son apparence en fonction de l'humidité, en ce sens qu'il reste en principe fermé par fortes chaleurs, pendant le cagnard en l'occurrence, mais s'ouvre tel une fleur lorsqu'il commence à pleuvoir.

Les enfants ne sont pas privés de faire l'expérience, mais d'une manière telle que nous avions quelque peu pitié pour ce pauvre champignon, une curiosité qu'ils n'amenaient évidemment pas loin de la noyade pure et simple.

Puisqu'il est particulièrement bien assorti à la couleur des schistes de l'endroit, il s'est révélé difficile à retrouver par la suite, d'autres exemplaires finissant par être dénichés, donc celui que vous trouverez ci-dessous et qui est visiblement au repos.

J'ai eu beau chercher, je n'ai pas encore trouvé d'autres précisions, ni même le nom vernaculaire - s'il en possède un, ce qui n'est pas sûr - de cet étrange habitant des lieux, qui fait à peine trois à quatre centimètres de diamètre.







Autant dire que si vous aviez des précisions à fournir, j'en serais ravi !



Par carchadorias - Publié dans : LES IMAGES DU JOUR - Communauté : La nature et ses secrets
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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 07:44


La raison d'être de ce site n'étant en aucune manière de concurrencer d'autres sources d'informations sur le village et ses monuments historiques, ce qui suit se bornera à être le petit compte-rendu photographique d'une visite guidée qui fut offerte récemment par l'actuel propriétaire des lieux.

Je préfère donc, pour ma propre facilité, vous renvoyer au site de l'association " Les Amis de Bousval ", dont vous trouverez le lien sur la page d'accueil. 

Rappelons simplement que, si ce château porte toujours cette appellation, c'est qu'il fut acheté avant le siècle dernier par Adolphe Delhaize, fondateur des magasins du même nom, à qui il appartint pendant de nombreuses décennies avant de connaître une nouvelle succession de propriétaires. 

En date du 4 mai 2008, le dernier occupant des lieux offrit à quelques privilégiés l'opportunité d'une visite guidée, sinon du château lui-même, du moins de son parc. Cette journée se révéla providentielle, tant une météo particulièrement favorable se joignit aux visiteurs pour rendre cette activité totalement exceptionnelle.

Quelques photos d'ambiance, privilégiant l'émotion plutôt qu'un véritable reportage !





Le début de la visite, vers l'arrière du château.



L'ancienne conciergerie, logement actuel d'une membre de la famille de propriétaire.



Malgré la poussette pour enfant, on est bien loin du Cuirassé Potemkine...



Des glycines en fleur, qui doivent remonter à quelques bonnes dizaines d'années.



L'arrière du château, en direction du potager et des anciennes serres.



Une petite cascade de charme, alimentée par une eau qui provient directement de la Baillerie.



Sans commentaire...



Au fond du parc, un héron cendré, qui ne restera pas longtemps vu l'approche du groupe de visiteurs.



L'arrière du château en pleins travaux, pris au téléobjectif à partir du fond du parc.



Retour à la case départ, pour un rafraîchissement offert par l'hôte du jour et son épouse.



Ambiance...



Par carchadorias - Publié dans : LES IMAGES DU JOUR
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 07:53



Loger dans un hameau isolé et relativement sauvage du Midi de la France peut être intéressant pour l'amateur de clichés insolites, ou de photographies animalières un tant soit peu originales.

Car, à moins de se déguiser en lampadaire, il n'est guère aisé de s'approcher des oiseaux et de leur nichée, sauf lorsqu'ils ont eu l'excellente idée de s'installer pour l'occasion dans une dépendance inoccupée de notre lieu de vacances, un bâtiment encore en construction.



Repérer l'existence d'un nid n'est guère difficile, étant donné les va-et-vient incessants des parents, tout affairés qu'ils sont à fournir de quoi subvenir aux pantagruéliques besoins de leur marmaille.



S'approcher d'un adulte reste toutefois une gageure, à moins qu'on le puisse profiter de l'encoignure d'une porte, et sous la réserve qu'il reste impossible de réaliser un cliché un tant soit peu convenable.



La silhouette et la couleur aidant, c'était l'occasion toutefois de vérifier qu'il s'agissait en l'occurrence d'un rougequeue noir.



Phoenicurus ochruros, pour les spécialistes.

C'est un habitant des rochers, mais qui vit également dans les anfractuosités des murs, quoiqu'il ait aussi colonisé la montagne, de même que les zones de culture et les bâtiments jusqu'au coeur des villes. C'est donc un oiseau migrateur, nichant dans toute l'Europe, qui n'avait rien de typique au Sud de la France où cet exemplaire fut repéré.

Le vacancier photographe n'a désormais plus qu'à attendre que les jeunes, quelques jours plus tard, ne tentent une première apparition en public.

Ils semblent toutefois peu effarouchés par l'étrange animal qui s'approche d'eux à pas millimétriques.



Qui c'est, celui-là, tu le connais ?                                                                                             Non, jamais vu !



Curieux oiseau tout de même ...                         Fais gaffe, s'il s'approche, fous-lui un bon coup de bec !




Par carchadorias - Publié dans : LES IMAGES DU JOUR - Communauté : La nature et ses secrets
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 07:33



Je m'étais fait l'écho, voici quelque temps, d'une tentative hasardeuse de tamisage dans les sables d'Oorderen.

Une couche coquillière très compacte m'avait paru particulièrement attirante, qui paraissait pouvoir résulter d'une accumulation artificielle de sédiments (plus) lourds, un assemblage qui eût été selon toute logique provoqué par les conditions de leur transport. ou de leur dépôt.

Après quelques séances de travail harassant, l'hypothèse se révéla peu concluante, seule l'une ou l'autre dent de requin endommagée étant récupérée, sous la réserve toutefois d'une Isurus hastalis inférieure de toute beauté.

Mais nonobstant ce relatif échec, j'avais pu obtenir une moisson intéressante de coquilles diverses, de fragments osseux de mammifères marins - dont une grosse phalange de cétacé -, sans négliger les innombrables boucles de raies.

La photo de la recette d'une de ces journées n'était finalement pas trop décevante.



Parmi l'un ou l'autre curiosité, j'avais ainsi trouvé quasi simultanément deux petites vertèbres, ce qui n'était pas pour déplaire, dans la mesure où elles sont très rares.



Toutefois, l'examen attentif de ces reliques me révéla une grosse surprise.

Un de ces deux fossiles, qui étaient tous deux certainement des vertèbres caudales d'un gros dauphin ou - plus vraisemblablement - d'une petite baleine, portait des traces bien inhabituelles et d'autant plus étranges.



D'ordinaire, l'on peut s'attendre à ce que des vestiges fossiles, vieux de plusieurs millions d'années, nous parviennent plus ou moins endommagés, compte étant tenu moins de leur âge que des conditions de leur extraction et de leur transport.

A l'évidence, les procédés de dragage du fond des docks dans le port d'Anvers, ainsi que le long voyage à grande vitesse dans les pipelines, au milieu de quantités d'autres débris, ne sont en effet pas de nature à préserver l'intégrité des pièces.

Toutefois, les traces clairement visibles sur cette vertèbre caudale étaient interpellantes.



C'étaient des marques qui ressemblaient à deux grosses entailles, dont l'ancienneté ne semblait aucunement contestable, ce qui excluait tant des dommages infligés récemment, dans les conditions décrites ci-dessus, de même qu'elles ne pouvaient provenir de l'un ou l'autre coup que j'aurais malencontreusement asséné au moyen de ma bêche ou de mon grattoir.

Un appel à expertise sur le site de Paleoman, mais également l'envoi des photos à mon ami le paléontologue franco-belge Jean-Loup Welcomme, vinrent confirmer tout le bien que je pouvais espérer de la pièce : cette vertèbre portait des traces de prédation.

Des traces de dents.

Et de surcroît, d'un requin affichant des dimensions appréciables...

Je dois reconnaître que, préalablement à ma demande d'avis éclairés sur la question, j'avais déjà effectué quelques petites expériences,  dont vous trouverez le compte rendu photographique ci-dessous.

Ayant recours à une dent de requin de grande taille, j'avais procédé à des essais, m'apercevant que le tranchant d'une dent d' Isurus hastalis ou de Carcharodon carcharias pénétrait parfaitement, aussi bien dans l'une que dans l'autre desdites encoches.

Autant l'on peut considérer que la tête désagrégeuse d'une drague est trop massive pour infliger ce genre d'entailles délicates, autant tout autre choc ultérieur au cours du transport ou de l'excavation eût plus que vraisemblablement brisé la pièce, qui est une vertèbre minéralisée, ne l'oublions pas...










Quoi de plus naturel que d'imaginer un requin géant, Isurus hastalis ou Carcharodon carcharias, s'attaquant à un grand mammifère marin, petite baleine ou gros dauphin, vivant ou à l'état de cadavre dérivant au gré des courants, en lui enfonçant ses puissantes mâchoires dans la queue ?

Considérant l'envergure d'un tel animal, et la force de pression desdites mâchoires, de même que le caractère extrêmement acéré de ses dents, il est aisé d'imaginer que ces dernières aient pénétré dans les vertèbres de la proie en lui infligeant d'imposantes blessures.

Notons par ailleurs que la Paléontologie comporte de nombreux exemples similaires, à savoir des traces fossiles de prédation d'un animal sur un autre, des ossements de mammifères tels les baleines étant ainsi connus pour attester d'une attaque de grand requin, en ce compris par le mythique Carcharocles megalodon.

Cette petite histoire pourrait en rester là, s'il n'était la conviction de votre serviteur - pur amateur rappelons-le - qu'elle pourrait présenter une dimension encore plus étonnante.

En effet, cette découverte d'une vertèbre n'était pas isolée, puisqu'elle s'accompagna d'une autre plus petite, une trouvaille qui survint quasi simultanément et dans les mêmes sédiments.



Considérant la rareté extrême de ce type de fossiles dans les sables de Kattendijk - ne parlons même pas des sables d'Oorderen ! - la probabilité que ces deux trouvailles soient liées me paraît plus qu'envisageable.

En effet, à supposer que les sables prospectés aient été déposés en provenance de l'un ou l'autre dock situé à proximité, et ce malgré les aléas innombrables qui sont engendrés par ce genre de transport, il me paraît de l'ordre du possible que les deux vertèbres proviennent d'un même animal fossilisé.

Ou à tout le moins d'une même partie d'un animal, à savoir les restes d'ossements de sa queue.

Présenté d'une autre manière, il semble peu crédible que deux vertèbres caudales d'un mammifère marin provenant des sables du Pliocène supérieur - chacune étant une pièce rarissime - puissent être trouvées le même jour et dans les mêmes sédiments, tout en provenant de deux animaux totalement distincts.

Quoique cette dernière hypothèse ne soit évidemment pas à exclure, un détail me paraît intéressant, qui vient renforcer cette autre éventualité.

Examinons la seconde vertèbre, beaucoup plus petite que la précédente.



Elle ne possède à l'évidence aucune entaille ni encoche susceptible d'être clairement rapprochée avec les traces dont question dans les lignes qui précèdent.

Toutefois, des détails sont plutôt troublants : sur la partie plate de cette vertèbre sont clairement visibles cinq petits enfoncements, qui ont la particularité supplémentaire d'être parfaitement rectilignes.

Ce qui amène votre serviteur à se poser cette question : pourrait-il également s'agir de traces de prédation ?

Sur les photos montrées ci-dessus, la dent représentée comme pouvant correspondre parfaitement aux entailles dans la grosse vertèbre était celle d'un Carcharodon carcharias, et non d'un Isurus hastalis, la spécificité du premier étant évidemment de posséder une "sérulation", soit cette succession d'excroissances qui tranforment le tranchant lisse d'une dent en l'équivalent plus redoutable d'un... couteau à steak.

De là à imaginer que cette seconde vertèbre porterait également des traces de prédation, celles-ci n'étant pas de profondes encoches, mais des marques de sérulation, comme si ce fossile avait plutôt été "poinçonné",  il n'y a qu'un pas, que votre serviteur propose de franchir.

Deux vertèbres fossiles d'un mammifère qui se serait fait bouffer par un Carcharodon carcharias.

Un Grand Requin Blanc....



On peut rêver, non ?


Par carchadorias - Publié dans : LES IMAGES DU JOUR - Communauté : Les fossiliens
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