Présentation

  • : CARCHADORIAS
  • CARCHADORIAS
  • : Humour Photos Nature Sciences Fossiles Loisirs
  • : Ce site est celui d'un passionné de toutes ces choses diverses qui peuvent faire le piment d'une vie : entre autres, la musique, les livres, les fossiles, les sciences, le roman ou film à suspense, la photo, l'aviation, bref tout ce qui est de la nature irrationnelle des hobbies, qui n'ont en commun avec la "culture générale" que le fait d'être partagés par d'autres illuminés, autant que d'être rigoureusement inutiles dans la vie de tous les jours.
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • : 31/12/2008

Recherche

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Profil

  • carchadorias
  • CARCHADORIAS
  • Homme
  • 28/12/1958
  • Humour Photos Fossiles Trilobites Carcharias
  • Passionné de fossiles, de musique, de livres, de photos, de sciences, d'aviation. Mais ce n'est dans un ordre, ni chronologique, ni de préférences. Allez y trouver une logique ! Moi-même, j'ai renoncé depuis belle lurette...

Les écarts de carchadorias

Pensée du jour

Argent gagné facilement

ECARTS DE CARCHADORIAS

Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 20:54



Signé Furax !


 

C’est qu’il y aurait vraiment de quoi le devenir, par les temps qui courent,

A tenter de survivre dans notre Monde, quasiment terrorisé par l’Anthrax ;

 

Contraints que nous sommes, à ne nous voir imposer en guise de Futur,

Qu’un instable et minable ersatz, qu’on voudrait appeler Americana Pax ;

 

Au risque d’exposer l’Homme à subir une fin tellement rapide et ridicule,

Qu’elle ne mériterait pas d’être commentée, ou alors par Micheline Dax ; 

 

C’est à vous flanquer la trouille que, finalement notre bonne vieille Terre,

De nos guerres lasse, un de ces jours ne cesse illico de roter sur son axe ;

 

Que notre Espèce en soit réduite à disparaître, telle les grands Dinosaures,

Escamotée qu’elle serait subitement, comme soufflée par Gérard Majax ; 

 

Ce qui ne semble toutefois pas devoir les inquiéter le moins du monde,

Tous ces inconscients qui ne conçoivent leurs vacances qu’en cuistax ;

 

Ceux qui ne sont jamais ni résolument Leica, ni simplement Nikon,

Mais ont modestement Minolta ou, plus banalement, du Pentax ; 

 

Mais qui, de toute façon, n’en ont à l’évidence jamais entendu parler

Tant en astronomie qu’en matière de photos, de l’angle de parallaxe ;

 

Et qui ne se mobilisent vraiment que lorsqu’ils sont tenus de les payer,

Toutes ces valeurs ajoutées que l’Etat implacable sans cesse leur taxe ;

 

Tandis que, face aux graves dangers qui pèsent aujourd’hui sur notre Planète,

Certains les enfournent allègrement, les boites de Prozac ou doses de Xanax ;

 

Alors que d’autres en ont impérativement besoin, du grand quatre fois quatre,

Pour aller promener leur chienchien de race, le petit Rex ou le cher gros Max ;

 

Car, même à fréquenter tous ces heureux possesseurs de belles ammonites,

Ou d’autres trilobites, qui d’un pygidium, qui d’un céphalon, qui d’un thorax ;

 

Le subtil lecteur aura compris que certains jours, à parler on ne peut plus Franc,

Votre serviteur aurait vraiment envie de le déterrer vite fait, le vieux scramasaxe ;

 

Heureusement qu’il subsiste quelques obstinés, des comme notre Paleoman qui,

Pour nous distraire et pour la Postérité, depuis des années en assure un max ;

 

A la trier, la ranger, aussi la répertorier, et nous la décrire si méthodiquement,

Toute cette imposante collection qu’il a amassée, de tant de divers artefacts ; 

 

A les déplacer précautionneusement, car souvent très fragiles ils sont,

Tous les fans du Flamant Rose vous le diront : be careful with that Axe ;

 

Notre Phil, qui dans ce milieu somme toute très restreint des vrais amateurs,

Finira peut-être par devenir célèbre, aussi connu que le déjà cité Adolphe Sax ;

 

Au moins parmi ceux qui ne se lassent jamais de l’étudier, notre belle planète,

Qui, depuis la Nuit des Temps, sans cesse, se triture ou bien se malaxe ;

 

Et qui, sur l’ordre d’Athéna, déesse de la Pensée, des Arts et des Sciences,

De temps à autre d’une grande lessive nous frappe, façon Barjavel ou Ajax ;

 

Gageons que, de ce nouveau billet toujours sulfureux écrit par un fieffé relaps,

Au moins notre Phil me pardonnera encore, sinon le fond, du moins la syntaxe ;

 

Lui qui finira par se demander quand je lui enverrai d’urgence le prochain Ecart,

Sans regarder le contenu, pourvu que je l’envoie par mail, ou que je le lui faxe ;

 

Pour que, dès rentré du boulot, son prochain article sur son blog vite expédié,
Sur ses deux oreilles, il puisse s’en aller dormir serein, repu et même relax…





Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 12:30


Tout le monde aura sans doute entendu parler, voici quelques mois maintenant, de cet original qui avait réussi seul la traversée de la Manche au moyen d'un engin à réaction, qui était de sa propre conception.

L'occasion était trop belle de transposer cette curieuse nouvelle dans notre domaine de prédilection : la recherche de fossiles...





Paleoman amorça sa longue descente.

 

L’expérience semblait concluante. Tout compte fait, sa nouvelle acquisition semblait vouloir dépasser tous ses pronostics. 

Evidemment, cela n’avait pas été chose facile, de trouver les coordonnées précises de ce Yves Rossy et de prendre contact avec lui, surtout dans le sillage immédiat de son récent et très médiatique exploit. De nombreux coups de fils infructueux avaient été nécessaires, avant qu’il n’y parvint finalement.

Mais le sympathique Suisse avait répondu à ses attentes au-delà de toute espérance et, d’un autre côté, Paleoman avait pu négocier un prix global finalement très raisonnable. Enfin, sachant le coût initial de l’engin, et les modifications drastiques qu’il avait demandées, ce n’était vraiment pas trop cher payé !

Bien sûr, l’homme qui venait de réussir la traversée de la Manche sous le nom désormais célèbre de Fusionman avait au départ été quelque peu surpris. Qu’il fut contacté par des amateurs de sensations nouvelles, des fanas de haute voltige, certes, ou par des sociétés privées désireuses de commercialiser son extraordinaire engin, c’était très prévisible. Il s’y d’ailleurs était préparé avec philosophie. Mais les spécifications techniques dont Paleoman avait fait état, et surtout leur étonnante finalité, avaient été pour lui un nouveau chalenge inattendu, auquel il s’était pourtant vite attelé avec enthousiasme.

Car les aménagements dont rêvaient Paleoman n’avaient pas été des plus simples à réaliser, et dans certains cas, avaient même nécessité de nouvelles prouesses techniques.

Pour l’autonomie, pas de problème, il avait suffit de rajouter un réservoir de carburant dans le corps de l’aile, ce qui permettait largement de faire l’aller-retour, avec une marge de sécurité confortable. Non, le plus difficile avait été le matériel. Car emporter une bêche et un râteau pliables, un grattoir et deux boîtes d’une contenance suffisante, sans oublier un volumineux  paquet de tartines et l’une ou l’autre bouteille de coca, cela n’avait été possible qu’à l’extérieur. Mais Fusionman avait été à la hauteur de sa réputation, et sa solution était des plus simples, que n’aurait toutefois pas reniée le meilleur des experts en aéronautique.

Quoi de plus naturel que des pods sous les ailes ?

Deux cylindres d’emport fixés de part et d’autre, à l’extérieur des réacteurs « miniature ». Une solution imparable, avec des formes suffisamment aérodynamiques pour réduire la résistance à l’air au strict minimum. Mais ce qui avait causé le plus de soucis avait été le tamis métallique. Evidemment, Paleoman avait été intransigeant sur la question.

Pas de prospection sérieuse sans un grand tamis digne de ce nom !

Là également, l’ingéniosité du Suisse avait parlé. Fusionman avait opté pour une sidérante simplicité : fixer l’instrument au moyen de supports sur la partie supérieure de l’aile dorsale. Vu sa nature même, constitué qu’il était d’un simple treillis métallique, l’outil ne présenterait de toute manière qu’une traînée minimale.

Juste l’affaire de quelques bonnes soudures.

Après ces péripéties, il n’avait fallu que quelques modifications de structure, auxquelles Fusionman s’était vite rendu compte qu’il allait devoir sacrifier. Car la plus grosse contrainte à laquelle il s’était finalement confronté était le poids. Une composante incontournable, surtout lorsqu’il avait rencontré Paleoman en chair et en os ! Evidemment, certaines des spécifications de charge ne posaient pas de problème : qu’il s’agisse d’emporter un supplément de deux à trois kilos de dents de requin fossiles pour le retour, il eût suffit pour cela que le chercheur se délestât d’une manière ou d’une autre. Ce qui pouvait aller du simple vidage de poches à une bonne vidange : un seul conseil prodigué à Paleoman, soulager sa vessie avant le décollage du retour !

Ou « plus si affinités », soit des trouvailles exceptionnelles qui eussent nécessité le recours à un allègement plus drastique.

En cas de besoins, s’entend… 

Pour le reste, l’abandon partiel ou total de ses vêtements était laissé à l’appréciation de Paleoman, pourvu que, dans le second cas, il choisisse dans une telle extrémité plutôt un atterrissage vers la tombée de la  nuit, afin d’éviter de possibles problèmes « administratifs » liés à la présence de témoins potentiels qui risqueraient de s‘en offusquer.

Le tout avait finalement été de remplacer quelques éléments en acier par leur équivalent en matériaux composites.

Du velours !
Du carbone plutôt...
 

Tout semblait donc avoir été prévu par Fusionman, ce que se disait Paleoman en survolant l’immense et complexe zoning portuaire d’Anvers.

Nul besoin d’un altimètre : il n’avait aucune intention de tenter de prendre de l’altitude,  ni ne battre des records de vitesse. Juste une boussole : peut-être investirait-il plus tard dans un GPS, mais ce serait moins par crainte de se perdre que dans le but de déterminer avec précision les positions des points de fouille.

Car le moins que l’on puisse dire était que s’égarer en chemin était quasiment impossible.

Déjà, Paleoman connaissait les vastes lieux mieux que le fond de son propre jardin, pour s’y être rendu des centaines de fois. Certes, le paysage vu du ciel était nouveau et quelque peu déroutant, mais les repères étaient innombrables : suivre l’autoroute sur toute la distance depuis la capitale, puis s’orienter en fonction des docks. Leur disposition était tellement imprimée dans sa mémoire que Paleoman pouvait sans peine mettre un nom sur chacun d’entre eux.

De plus, il y avait ce gigantesque serpent de l’Escaut, avec ses anciens forts, puis un peu plus loin, les deux tours de refroidissement de la centrale nucléaire.

La seule crainte qu’il nourrissait était ces enchevêtrements de lignes électriques à haute tension qui rayonnaient dans tous les sens, sans compter l’inconvénient de quelques torchères qui crachaient, de temps à autre mais toujours à l’improviste, des flammes démesurées, aveuglantes autant que nauséabondes.

Et dangereuses !

« Gaffe tout de même à ne pas me faire brûler les fesses », se dit-il en glissant doucement sur l’aile vers l’usine qui fabriquait du compost pour les jardins.

Il termina son approche.

La phase la plus délicate était sans nul doute l’atterrissage, mais Fusionman avait été des plus formels : le parachute était d’une simplicité enfantine et d’une manipulation élémentaire. Il n’y avait qu’à couper les gaz et tirer sur une manette pour se laisser descendre en douceur. Pour le retour, un autre parachute de descente était logé dans l’aile, à côté d’ailleurs d’un troisième, qui n’était prévu que par pur excès de sécurité et n’aurait sans doute jamais à servir.

Paleoman toucha donc le sol sableux avec une douceur qu’il n’avait pas osé imaginer. Quelques dizaines de secondes lui suffirent même pour se libérer de son volumineux harnachement.

Légèrement essoufflé par ce vol qui ne lui avait pourtant pris qu’une petite demi-heure, il commença à examiner la couche de graviers noirs qui s’étalait à ses pieds.

Paleoman poussa un soupir d’aise : c’était bien le gravier de base du Kattendijk qu’il avait repéré lors de son premier passage.

« Qui sait ? » se dit-il avant de se mettre fiévreusement à l’ouvrage.

 

« Peut-être que Fusionman pourrait aussi me fabriquer un détecteur de carcharias ? »

Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 10:28



Pour ce qui concerne Phil Fossil, alias Paleoman, cela ne fait aucun doute.

Jugez plutôt...





Quelque part sur la Terre, dans environ cent millions d’années.


(Extrait d'une dépêche AFP)


…La nouvelle a été annoncée avec l’ampleur qu’elle mérite : une équipe internationale composée de grands scientifiques, dont des paléontologues de renom, viendrait de mettre à jour un exemplaire quasiment intact, et magnifiquement préservé, d’un des fossiles les plus importants mais les plus méconnus du grand public : l’« Archæoptéryx lithopaleomania ».

Découvert dans les calcaires mondialement célèbres de  Wemmelhofen (Brusselien Moyen), le squelette serait le plus complet découvert jusqu’à présent. Il comporterait  jusqu’à des traces de ce qui pourrait être des « parties molles », voire même ce qui apparaîtrait selon certains commentateurs comme les vestiges d’une sorte de « peau exomorphe ». Malgré l’absence de toute publication à ce jour, qui ne devrait pas suivre dans l’immédiat compte tenu de l’importance et de la complexité d’une telle découverte - laquelle nécessitera certainement de longues années d’études minutieuses -, nous sommes déjà en mesure de vous apporter quelques précisions mais - cela va de soi - avec toute la prudence et la circonspection que les circonstances l’exigent.

Le fossile ne s’agirait ni plus ni moins que de l’exemplaire le plus remarquable d’une espèce animale dont on connaît finalement bien peu de choses.  Rappelons pour les non-initiés que l’histoire de cette découverte remonte à plusieurs décennies, car elle a débuté par celle d’un appendice unique, dont des spécimens trouvés successivement dans des couches géologiques totalement différenciées, ce qui avait suscité la polémique dans le milieu scientifique et donné naissance à ce que l’on avait appelé l’« Enigme Picard », du nom d’un chercheur français qui en fut son premier inventeur.


Décrit pour la première fois par le professeur R.I. Krössendz, dans sa fameuse  étude intitulée « The Estwing Mistery », cet appendice avait l’étonnante particularité d’être composé d’une double matière ferro-carbonatée, mais surtout d’être doté d’une forme extraordinairement rectiligne, laquelle avait fait naître à l’époque les rumeurs les plus folles et les théories les plus invraisemblables sur sa nature exacte. Mais avec cette nouvelle découverte, pour la première fois dans la longue histoire de la science paléontologique, l’« appendice d’Estwing » se trouverait maintenant associé à une forme de vie apparemment reconnaissable et organisée, quoiqu’elle soit elle-même particulièrement méconnue de par la rareté des spécimens actuellement répertoriés. Certains iraient même déjà jusqu’à envisager l’hypothèse osée selon laquelle ce qui a toujours été considéré comme l’appendice d’une espèce animale encore inconnue pourrait en réalité constituer une forme d’outillage primitif ! Mais, outre que l’on ne perçoit guère l’utilité quelconque voire l’usage qu’aurait pu représenter un tel dispositif, encore faudrait-il que cette forme de vie particulièrement primaire à laquelle il est désormais associé ait été dotée d’un minimum de Conscience, c’est-à-dire de développement « intellectuel ».

Rien dans l’état actuel de nos connaissances ne permet d’envisager sérieusement cette possibilité, de même que l’on doit prendre avec la plus grande circonspection l’avancée de certains spécialistes, selon lesquels les traces apparentes d’une sorte de peau seraient incontestablement « surajoutées » et n’auraient donc plus que vraisemblablement pas fait partie intégrante de l’animal !


Qu’elles auraient pu être fabriquées, en quelque sorte…

Rien ne devrait par ailleurs nous être épargné, à considérer le fait non négligeable que la découverte de cet « Archæoptéryx lithopaleomania » s’est produite à l’exacte « Limite KT », précisément à l’ère de grandes extinctions ayant frappé tant  la faune que la flore des multiples continents qui constituaient notre Monde à l’époque. Quoiqu’il ne soit pas encore question de revenir à la couche d’uranium qui caractérise d’une manière systématique cette limite géologique, il faut s’attendre à ce que les tenants de la thèse catastrophiste, dont le nombre va sans cesse croissant, s’emparent de cette découverte et ne tentent d’associer d’une quelconque manière la disparition de la majorité des espèces végétales et animales à la présence de ce singulier fossile.


Encore que la thèse d’une extinction graduelle par la remontée générale des niveaux marins, elle-même provoquée par la fonte rapide des glaces polaires résultant d'un réchauffement climatique, bénéficie d’une quantité toujours significative de partisans. Sans même s’appesantir sur cette théorie farfelue selon laquelle ce pourrait être précisément la présence de cette Espèce sur la surface terrestre qui pourrait avoir été en réalité à l’origine des Grands Bouleversements Climatiques que l’on a répertoriés, au terme de cet âge géologique  également surnommé (péjorativement) le « Poubelien moyen ». 

Une nouvelle fois ne pouvons-nous qu'espérer ne pas voir une science aussi sérieuse que la Paléontologie sombrer dans le délire le plus total ! Aussi, afin de respecter un minimum d'objectivité, nous bornerons-nous à vous offrir en exclusivité la première et unique représentation officielle qui soit actuellement disponible, de ce - désormais célèbre - fossile :





Archæoptéryx lithopaleomania s.p.,
Schistes de Wemmel (Brusselien moyen) : noter le fameux appendice d'Estwing en haut à gauche de la représentation.


 
NOTE : ESTWING et PICARD sont les noms des marteaux de géologues les plus connus, respectivement de fabrication américaine et française.

Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 21:07


En Français dans le texte
 
 
Bien avant que ne commença le commerce de la Contrex,
Vivaient sur notre Terre les célèbres Tyrannosaurus rex,
Sachez qu’ils n’étaient pas du tout perdus dans le Vortex,
Quoi qu’en disent certains, quant à leur trop petit cortex; 
 
Même s’ils ne communiquaient certes pas par Télex,
Ni ne se sont jamais mouchés dans de doux Kleenex,
Les T-rex ne manquaient vraiment pas de bons réflexes,
Mais sans être aussi rapides que notre Eddy Merckx.
 
D’ailleurs, comparés à l’actuel Homo detritus simplex,
Avant de mourir, météorisés qu’ils furent tous par l’Apex,
Ils ne durent même pas exploiter en masse, le silex,
Pour se l’aménager vite fait, leur coquet petit duplex.
Dans cette jungle pourtant cruelle… dura lex sed lex.
 
Et le fait est, qu’ils en ont laissé plus d’un perplexe,
De tous ces grands scientifiques qu’un rien ne vexe,
C’est vrai qu’ils sont parfois réduits au strict Minimex,
Occupés à pondre des théories vite portées à l’Index,
Qui, de leur ego, sont souvent le vague prétexte.
 
Etudiant savamment les rares nonos qu’a T-rex,
Soigneusement récurés, mais sans tampon Jex,
Ces spécialistes en ont débattu en liaison Duplex,
Voire se les sont très disputés, même par Multiplex,
Ou se les arrachaient férocement sur Vidéotexte.
 
Mais après tout, nos fameux chers Dispanosaurus rex,
Pour se reproduire, sans peine retrouvaient bien leur ex,
Il ne leur fallut pas même chercher à inventer le latex,
Car jamais, au grand jamais, ils n’utilisèrent de Durex.
 
Mais de cette causerie, il est vrai un peu hors contexte,
Qui mêle des notions pas toujours tout à fait connexes,
D’autant que le domaine reste finalement fort complexe,  
Pourvu qu’en rien, nos nouveaux lecteurs ne se vexent,
Votre serviteur leur conseillant un peu d’Adolphe Sax.





Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 18:36





C’était une journée de prospection qui avait débuté comme les autres.

 

Mais puisque mes espoirs de trouvailles "historiques" avaient été quelque peu déçus ces derniers temps, j’avais décidé de terminer l'épuisante promenade par une petite reconnaissance.
Histoire de voir où en restaient les travaux d’agrandissement du dock.

Après quelques hésitations, je m’étais alors dirigé vers le nouveau pipeline.

Les impressionnants tuyaux d’acier - d'un bon mètre de diamètre - étaient couverts de rouille, et l’on pouvait même douter qu’ils eussent jamais porté une autre couleur que ce terne brun ocre qui accentuait leur allure inquiétante de long serpent géant, tapi sur un sable gris clair souvent tacheté de coquilles blanches.

Je m’approchai lentement de la conduite, m’arrêtant de temps à autre pour jeter un long regard circulaire sur la plaine alentour. Je ne tenais pas particulièrement à me faire repérer, même si je me disais que - « quelque part » -  l’on ne pouvait pas me reprocher grand-chose.

Au besoin, en cas de mauvaise rencontre, ma réponse dans la langue de Vondel était fin prête, pour tous usages et à tout destinataire : « Ik kom allen maar om te wandelen, en op de grond naar fossilen te kijken. Ik zal niet bij het materiaal gaan ». Cela valait ce que cela valait, mais pour un Wallon d’origine, c’était déjà un bel effort ! 

J’essayais d’ailleurs régulièrement de me rassurer : s’il venait à apparaître l’un ou l’autre ouvrier du chantier, je savais qu’ils n’en avaient généralement rien à caler, de cette présence fréquente de quelques paléontologues amateurs, que ce n’était pas ce détail qui allait les faire prendre la peine de descendre de l'immense bulldozer jaune vif qu’ils manœuvraient avec une facilité déconcertante et dans toute la motivation de leur probable « double prime » du dimanche.

Pas de temps à perdre !

A l’inverse, la hantise était de voir plutôt surgir dans un gros nuage de poussière un véhicule tout terrain, de couleur vert chasseur celui-là - mais généralement couvert de boue - un bolide qui eût au volant un quelconque contremaître ou chef de chantier, ou les deux, lesquels se seraient mis à m’invectiver sèchement en Flamand. Dans ces cas là, aucun nécessité de comprendre pleinement les paroles, ni le moindre espoir de tenter la négociation : il valait mieux ne pas chercher à s’incruster, mais au contraire filer au plus vite sans demander son reste.

Pire, cela pouvait être un autre 4X4, de couleur blanche cette fois - généralement beaucoup plus propre - mais dont la survenance éventuelle n’était guère plus engageante, car cela ne pouvait être qu’un véhicule de la « Scheepvaartpolitie Antwerpen », la police fluviale d’Anvers, ce qui représentait la perspective d’une conversation peut-être encore beaucoup plus rigoureuse et formelle, mais qui de toute manière avait toutes les chances d'aboutir au même résultat : se voir intimer sèchement l’ordre de déguerpir au plus vite !

Mais cette fois, il n’y avait rien...

La voie semble libre.

L’envie était d’autant plus belle d’aller jeter un coup d’œil que je percevais distinctement, en provenance du pipeline, un bruit étranger et très inhabituel.

Je n’avais rien entendu de tel auparavant, mais s’il fallait avancer une comparaison, c’eût été avec le bruit qu’aurait fait une immense machine à laver. Cette sorte de sourd chuintement, de glissement ténu, était entrecoupé de cliquetis qui se produisaient d’une manière régulière mais qui semblaient en même temps complètement aléatoires.

Au fur et à mesure que je m’approchais, le bruit se précisait, sans que toutefois je ne puisse toujours l’identifier. C'est plutôt la vue du gros tuyau en lui-même et ce que j’en avais entendu dire qui me fit comprendre.

Le bruit, c’était le glissement de l’eau dans le pipeline, cette eau qui provenait du dock et devait probablement transporter les sédiments, du sable et des cailloux, mais aussi des galets, des coquilles, des fragments d'os...
Des vertèbres...
Des otolithes...

Des dents de requins...
Cette fois - c’était sûr - « ils » avaient entamé la dernière phase du dragage.

Paradoxalement, l’entreprise consistait à vider de son contenu un tout nouveau dock pour en remblayer un autre, plus ancien et abandonné celui-là. Pour une raison inexplicable, une partie du Verrebroeck avait été condamnée, une digue ayant été construite en son milieu plusieurs mois auparavant, et dans le même temps, des opérations de contournement routier avaient été réalisées. 

Quelle que fut la raison de cette étrange ballet, ce qui était certain, c’est que des fossiles inappréciables avaient entamé une bizarre transhumance, qui allait les déplacer non seulement d’une manière latérale, de quelques centaines de mètres tout au plus, mais également leur ferait terminer leur course totalement inversés.

Géologiquement parlant s'entend.

Car, cela ne faisait pas le moindre doute, l'étrange cliquetis régulier que j’entendais dans les énormes tuyaux ne pouvait être que celui d'objets solides et lourds, que l’eau envoyait valdinguer sans ménagement contre la paroi métallique.

Je n’osais imaginer l’effroyable hécatombe qui devait se produire dans les profondeurs obscures de ces tuyaux, l’indécence de ces fragiles coquilles finement malaxées par des galets informes, ces délicates carapaces de crabes broyées par la pression, et ces dents…

Merde, les dents !

Elles devaient certainement s’entrechoquer dans une sorte d’affreuse lutte fratricide, dont bien peu allaient sortir indemnes.

Quel saccage.

Quelle hérésie. 
Quelle tristesse…

Ce bruit sourd entrecoupé de claquements avait quelque chose de profondément heurtant, de révoltant, d’inacceptable pour tout paléontologue amateur. 

Mais tout occupé à mes réflexions, j’étais finalement parvenu au pied du pilier qui supportait le pipeline, lorsqu’un autre bruit me fit à nouveau tendre l’oreille, quelque chose d’encore plus inattendu et improbable dans ce lieu.

Une sorte de long gémissement entrecoupé de hoquets. 

Des sanglots ?

Je contournai le pied de l’énorme tuyau rouillé. 

Une forme humaine était accroupie tout contre la paroi métallique.

L’inconnu était tellement recroquevillé sur lui même, la tête dans les bras posés sur les genoux, qu’il m’avait fallu quelques secondes avant de pouvoir reconnaître cette silhouette pourtant si caractéristique.

« Phil, c’est toi ? Qu’est ce que tu fais ici ? »

Il resta silencieux et immobile, l’oreille presque collée au pipeline.

« Tu as un problème ? »

Comme il ne répondait toujours pas, je m’approchai de lui et lui posai doucement la main sur l’épaule. Il sursauta et, sans se retourner, se mit à murmurer doucement, d’une voix tellement faible que j’eus du mal à comprendre :

« Elle s’est cassée… »

La scène était de plus en plus étrange.

« Quoi, qu’est-ce qui est cassé ? Merde, tu t’es blessé ? »

« Non, pas moi. ELLE. Elle s’est cassée en deux ».

« Qui, quoi ? Ta jambe ? Ta bêche? Tes lunettes ? Mais réponds moi ! »

C’est alors que j’eus une réponse qui me laissa encore plus perplexe : 

« La dent… »

« Quoi, la dent ? QUELLE dent ? Tu t’es cassé une dent et tu as mal, c’est ça ? »

Entre deux hoquets, Phil parvint enfin à articuler : 

« NON ! La meg… la meg...la megalodon »

« Mais quelle dent ? Quelle megalodon ? Tu as trouvé une belle megalodon et elle était cassée, c’est ça ? »

Ce n’était pas une raison pour pleurer : on en avait vu d’autres !
Phil, reprends-toi.
« Non, je ne l'ai pas trouvée »
« Bon alors, comment sais-tu qu'elle est cassée ? »

« Dans le pipeline, elle était dans le pipeline… Je l’ai entendue passer et elle s’est cassée. En deux ».

« Mais COMMENT peux-tu savoir qu’il y avait une megalodon qui passait dans ce PUTAIN de tuyau ? »

« Je le sais, c’est tout ».

D’abord, j’étais resté sans voix, cela devenait surréaliste.

Puis, je m’étais efforcé à reprendre cette conversation pour le moins irréelle.

Avant tout, il fallait raisonner calmement.

Surtout, rester maître de la situation !

Mais connaissant notre Phil national, je commençai à entrevoir dans quelle direction cette affaire allait nous mener. 

« Bon, admettons que c’était une dent. Admettons qu’elle était fossilisée et donc, que le choc peut émettre un bruit caractéristique contre du métal. D’accord. Et tiens, je veux bien même te croire si tu me dis que tu as entendu un bruit qui peut provenir du bris d’une dent fossile. Peut-être que tu as raison ».

« J’AI raison, c’était une dent ».

« Bon, D’accord, d’accord. Mais COMMENT sais-tu que c’était une megalodon ? »

« Je le sais, c’est tout ».

Que répondre ?  

Merde, il ne va pas me faire le coup de « Shining », les prémonitions, les visions et tout ça, tout de même !

« Tu en es sûr et certain ? »

« ABSOLUMENT ! »
« Phil, je t'aime bien, tu le sais. Mais réveille-toi. On est dans le port d'Anvers ici. C'est du sérieux. Il y a des Flamands qui travaillent, même le dimanche, pendant que, toi, tu t'amuses en tamisant ! »

Il fallait d’urgence couper court à cette dangereuse dérive, à ce délire naissant, quitte à le faire retomber brutalement sur terre.

« Ecoute. Ils sont simplement en train de draguer le fond du dock. C’est très possible qu’ils aient effectivement atteint la bonne couche, mais ce n’est vraiment pas certain. D’accord ? »

« Oui »

 « Donc, peut-être - je dis bien PEUT-ETRE - qu’il passe actuellement dans ce tuyau des sédiments intéressants , mais ce n’est vraiment pas sûr, d’accord ? »

« Oui »

« Donc, PEUT-ETRE aussi qu’il y passe quelques dents fossiles, mais tu dois bien avouer que c’est encore moins évident, d’accord ? »

« Oui »

J’étais soulagé : il y avait bien une lueur d’espoir.

« Donc, PEUT-ETRE qu’il est bien passé une belle dent, mais rien ne dit qu’elle se soit cassée, tu me suis ? »

« Oui »

« Et de toute façon, rien ne dit non plus que c’était une megalodon ! D’accord ? »

« Oui »

On est sauvés !

C’est alors que les sanglots reprirent de plus belle.

« Mais qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu pleures encore ? »


« PARCE QU’ELLE FAISAIT 21 CENTIMEEEEEEEEEEEEEETRES ! »




Note pour les (légitimement) non-initiés : la taille de 21 cm ne pourrait être que celle d'une telle dent  fossile de Carcharodon mégalodon (encore faut-il préciser qu'il n'en existe pas de cette dimension, la moyenne restant entre 10 à 15 cm dans la majorité des cas)

Par carchadorias - Publié dans : ECARTS DE CARCHADORIAS - Communauté : Les fossiliens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés