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  • Passionné de fossiles, de musique, de livres, de photos, de sciences, d'aviation. Mais ce n'est dans un ordre, ni chronologique, ni de préférences. Allez y trouver une logique ! Moi-même, j'ai renoncé depuis belle lurette...

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MUSIQUE

Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 07:33




Je vous prépare une surprise !

Vous me direz qu'en l'annonçant déjà, cela n'en sera plus une.

Mais je ne résisterais pas longtemps à l'envie d'en parler d'ores et déjà.

Voilà.

J'aimerais publier sur ce blog, dans un futur qui reste encore à déterminer, un " clip vidéo " qui sera totalement original.

Il s'agira d'un ensemble de séquences prises par moi lors de différentes sorties de prospection effectuées dans le port d'Anvers, depuis plusieurs années, qui montreront les conditions parfois dantesques dans lesquelles les amateurs en général, mais surtout votre serviteur en particulier, s'adonnent à leur passion.

Vous risquez d'y voir des bourrasques de sable, des geysers de boues à la sortie d'un pipeline, de spectaculaires cascades de pierres déferlant sur des montagnes de ballast, mais aussi quelques séquences plus... paisibles.

Il faut préciser que ce documentaire servira de support visuel, et sera associé dans un ensemble quasiment symbiotique, à une de mes musiques préférées,  soit en l'occurrence une des plus grandes compositions du Pink Floyd interprétée " live ".

Pour ce faire, j'ai choisi - parmi les dizaines de versions différentes enregistrées en public que je possède de cette composition mythique - le " Careful with that axe, Eugene " qu'ils interprétèrent lors de leur concert au Golden hall de San Diego, en date du 17 octobre 1971.

Cette composition sera évidemment issue d'une de ces fameux bootlegs dont j'ai déjà touché quelques mots, avec la garantie d'un minimum de qualité sonore, puisque les commentateurs me semblent avoir raison lorsqu'ils affirment qu'il s'agit d'un " soundboard recording ", soit une prise de son depuis la table de mixage.
 
Pour réaliser ce savant mélange qui n'est pas loin d'être une sérieuse gageure, votre serviteur aura fait appel à un précieux complice, qui fait depuis le début partie de mes plus fidèles lecteurs sur ce site, et que je remercie d'avance d'offrir toutes ses compétences informatiques - que dis-je, sa science infuse - à un tel ambitieux projet.

Etant donné toutefois que je ne confiai qu'hier après-midi à l'intéressé le matériel de base qui sera nécessaire à la confection de cette petite oeuvre, je ne peux que vous donner rendez-vous dans les tous prochains mois, sans autre précision pour l'heure.

Mais je ne manquerai pas de vous informer de temps à autre de l'état d'avancement de ce très original projet.

Rendez-vous est pris, mais par souci de complétude, je vous fais visualiser ci-dessous le fameux CD " bootleg " dont cette pièce musicale sera extraite.




Quoique la pochette en soit d'un goût néo-classique plus que douteux !



Par carchadorias - Publié dans : MUSIQUE - Communauté : Les fossiliens
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 07:25



Nous avions vu précédemment que le phénomène des « bootlegs » est issu de cette vieille pratique qui consiste pour certains à enregistrer des concerts de leurs favoris, pour ensuite les répercuter sous des supports divers, qui ont évolué avec le temps, depuis les anciens vinyles jusqu’aux fichiers informatiques, non sans être passés par les stades intermédiaires que furent les cassettes audio puis les compacts discs.

Dans tous les cas, face à cette multitude d’enregistrements live qui apparurent sur un marché « non-officiel », se posait pour le fan le problème du choix, d’autant que plusieurs critères distincts étaient susceptibles d’entrer en ligne de compte. 

C
'est d’ailleurs valable pour tous les groupes : un même concert pouvait avoir fait l’objet de plusieurs enregistrements « pirates », de sorte que les mêmes prestations scéniques pouvaient être disponibles sur différents supports, disques vinyles puis CD, mais issus de sources très différentes et donc de qualités pouvant être plutôt variables. 

D'une manière générale, pour ceux que la chose intéresserait, il convient de rechercher par préférence la mention « soundboard recording », ce qui indique une prise de son provenant de la console elle-même, soit idéalement de la table de mixage du concert. Ce seront des enregistrements d’une origine quasiment professionnelle, ce qui est le gage d’une très haute qualité sonore.

Il existe cependant des concerts « audience recording » - la très grande majorité sans doute - qui sont des enregistrements qui sont issus d’une prise de son effectuée par un amateur situé dans le public même. Quoique cette source soit beaucoup plus aléatoire, certains des « bootlegs » qui relèvent de cette catégorie sont cependant d’une très bonne tenue, mais encore faut-il les trouver ! 

Dans ce cas de figure, l’amateur ne pourra cependant échapper à toutes les limites et contraintes découlant d’une prise de son « publique », notamment les conversations à voix haute, les cris et hurlements  provenant de l’entourage immédiat du « bootlegger », sans compter les éventuels tirs de pétards et autres engins d’artifice. 

Evidemment, au-delà de cet aspect technique incontournable et pour ce qui concerne le contenu purement musical, tout dépendra de la prestation scénique elle-même, qui pouvait fortement varier d’un groupe à l’autre. Certains donnèrent à chaque fois des concerts quasiment identiques, d’autres furent parfois plus inégaux. 

Nombre de formations de rock délivrèrent certains sets dont on dit qu’ils furent désastreux, quoique tout fan de PINK FLOYD tel que moi le concèderait difficilement, préférant de toute manière ne retenir que les meilleures performances ! 

Toujours pour ce qui concerne le contenu des prestations, certains artistes ou groupes firent peu ou prou le même concert à chaque soir, ce qui peut se révéler très pratique, car l’amateur peut se contenter d'un « bootleg » par tournée, tandis que d'autres au contraire n’exécutèrent jamais deux fois la même chose. 

Dans ce cas, le fan devient collectionneur compulsif, ce qui est fréquent dans le jazz et dans les concerts rock des années 70, au cours desquels il y avait souvent beaucoup d'improvisations. 

 

(à suivre)






PINK FLOYD, Live at the Hollywood Bowl, Los Angeles (22 septembre 1972)
 

Avant même la sortie officielle de l'album " Dark side of the moon ", le groupe entreprit la conquête des Etats-Unis, en interprétant les grands classiques de l'époque.



Par carchadorias - Publié dans : MUSIQUE
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 07:25



Nous reprenons notre survol des « bootlegs », par une petite précision d’ordre sémantique.

 

Le terme provient de ces trafiquants d'alcool en tous genres qui ont proliféré dans les grandes villes américaines lorsque la prohibition fut votée au début du 20ème siècle.

 

Mais dans les années vingt, on portait rarement de grandes bottes de cow-boys en ville !

 

Ces fameux bootleggers d'origine, ceux qui cachaient des bouteilles dans leurs bottes, c’étaient les trafiquants d'alcool qui allaient en vendre dans les réserves indiennes, au 19ème siècle, alors que c'était formellement interdit. Les patrouilles avaient d'ailleurs pris l'habitude de donner un coup de bâton à chaque botte des blancs qu'ils croisaient dans les réserves.

 

C'est presque naturellement que le terme fut repris pour désigner ce phénomène des spectateurs qui dissimulaient sur eux un magnétophone, pour l'introduire dans une salle en vue d'enregistrer le concert en cachette.

 

Par extension, on finit par appeler « bootlegs » les disques vinyles qui étaient produits en masse à partir de ces bandes « pirates », et vendus dans le cadre d'un marché parallèle.

 

Certains artistes ont engendré des milliers de ces disques !

 

Nombre de grands groupes de rock donnèrent ainsi involontairement naissance à un commerce extrêmement lucratif issu de cette production d’enregistrements non-officiels sous la forme de disques vinyles, surtout au fur et à mesure où il devint évident que des quantités grandissantes de fans étaient désireuses de se les procurer.

 

Dans le même temps, les affluences générées par les concerts des intéressés étaient telles qu’il était devenu quasiment impossible d’effectuer une véritable contrôle efficace des entrées en vue de détecter la présence éventuelle d’équipements dissimulés.

 

Le groupe PINK FLOYD possèdera même sa propre appellation spécifique, sous l’acronyme de ROIO ou  RoIo, à savoir « Record(ing) of Indeterminate Origin » ou « Record(ing) of Illegitimate origin » !  


(à suivre)





PINK FLOYD, Live at Maple Leaf Gardens, Ontario, Canada (11 mars 1973).


Ci-dessus, l'enregistrement d'un concert qui fut donné lors de la même tournée que celui qui a été montré précédemment.

Quoique l'ordre des compositions interprétées soit légèrement différent sur le support, le contenu du concert était visiblement identique !



Par carchadorias - Publié dans : MUSIQUE
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 07:23



Enfin !

 

Je trouve un peu de temps de vous exposer quelques généralités sur un phénomène dont je connaissais l’existence depuis belle lurette, mais sans n’en avoir jamais vraiment mesuré, ni la nature exacte, ni l’étendue réelle.

 

Je veux parler des « bootlegs ».

 

Il est vrai que je n’y avais jamais tâté auparavant, non seulement parce que l’opportunité concrète ne s’était jamais présentée à moi, mais sans doute aussi - et surtout - parce que cette pratique comportait un indéniable parfum d’illégalité, critère assez dissuasif pour votre serviteur.

 

A cet égard, ayant toujours été un indécrottable naïf, je dois reconnaître qu’il me fallut un certain temps pour comprendre la signification réelle de certaines pratiques, qui par exemple sont à l’origine de l’expression « tombé du camion ».

 

Lorsqu’un courtier me proposa d’ailleurs, dans le cadre de mon ancienne profession, de récupérer des enceintes acoustiques dont l’origine fut désignée sous ce vocable, il me vint la réaction spontanée de refuser poliment, sur base du raisonnement qu’elles ne devaient sans doute plus être opérationnelles.

 

Puisqu’elles avaient fait une chute...


De bien lointains débuts dans le monde parfois obscur des assurances !  
 

Passons !

 

Non : les « bootlegs », ce sont ces enregistrements de concerts, qui furent donnés par des groupes de musique rock mais  discrètement enregistrés, sans accord de la part des musiciens eux-mêmes, pour être ensuite diffusés dans le cercle de leurs fans et des collectionneurs.

 

D’une manière générale, il peut aussi bien s’agir de témoignages audios que vidéos, de même qu’il arrive que des inédits puissent « s’échapper » des studios d’enregistrement, parfois avec la bienveillante complaisance des artistes eux-mêmes.

 

Cette pratique ne date absolument pas d’hier, développée qu’elle fut pendant la grande époque des disques vinyles.

 

Le premier bootleg aurait ainsi été celui d’un concert de Bob Dylan dans les années soixante.

 

Ce dernier resterait à cet égard, avec les Rolling Stones, un des artistes les plus piratés. Toutefois, le premier bootleg qui devint « disque d'or », soit 100.000 exemplaires vendus à l'époque, fut l’enregistrement live de Pink Floyd nommé « British Winter Tour 74 ».

 

Il faut préciser qu’il sortit dans le prolongement de l’historique « Dark Side Of The Moon », ce succès s’expliquant également par le fait qu’il contenait des titres encore inédits à l’époque, une des grandes particularités du groupe ayant été l’habitude d’élaborer des nouvelles compositions en les soumettant à l’épreuve du live avant de les finaliser sur disque.

 

A l’origine des disques vinyles cantonnés aux réseaux de vente « parallèles », entre-temps réédités sous forme de CD, ces « pirates » sont de nos jours devenus faciles à se procurer, tant grâce au développement des techniques actuelles de copies privées que des échanges sur le réseau Internet.

 

Paradoxalement, c’est un aspect important de la musique élaborée par mes « préférés » sans lequel j’ai vécu pendant plusieurs décennies, mais qui vient de s’imposer à votre serviteur d’une manière telle qu’il lui est devenu impossible de concevoir une existence future sans ces petites perles. Elles sont très rapidement devenues une composante essentielle à mon environnement sonore, notamment lors des sorties de prospection dans le port d’Anvers..

 

Ce qui n’est pas peu dire pour un inconditionnel de musique comme moi. 

 

(à suivre)







PINK FLOYD, Live at Stadhalle, Vienna, Austria (13 octobre 1973).

Les compositions types qui furent jouées dans le sillage de la sortie de " Dark side of the moon ".

L'ensemble de ce dernier, précédé de quelques morceaux de la première heure, de l'incontournable pièce maîtresse " Echoes ", et suivi en guise de rappel du non moins indispensable " One of these days ".

Toute une époque...





Par carchadorias - Publié dans : MUSIQUE
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 07:41







Par carchadorias - Publié dans : MUSIQUE
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