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  • carchadorias
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  • 28/12/1958
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  • Passionné de fossiles, de musique, de livres, de photos, de sciences, d'aviation. Mais ce n'est dans un ordre, ni chronologique, ni de préférences. Allez y trouver une logique ! Moi-même, j'ai renoncé depuis belle lurette...

Les écarts de carchadorias

Pensée du jour

Argent gagné facilement

LES CHRONIQUES DU MIDI

Lundi 26 septembre 2011 1 26 /09 /Sep /2011 05:33

 

 

Nulle part...

A la réflexion, je devais admettre que je n'avais pas beaucoup progressé !

Certes, mon socle de plâtre consolidait toujours par le dessous l'ensemble de la roche qui avait été prélevée un gros mois et demi plus tôt, mais - quoique la chose fut rassurante - je me retrouvais devant cette coque rigide que j'avais réalisée à la hâte pour protéger le fossile dans la vallée du Landeyran, sans que rien ne me permette encore d'évaluer dans quelle mesure il pouvait avoir été préservé en bon état à l'intérieur.

Sous cette carapace blanche, je redoutais fort de ne retrouver qu'une purée de trilo.

DSCF4210.JPG

Une nouvelle fois, il me fallait procéder à une opération délicate, mais qui devait enfin apporter l'information tant attendue.

Toujours en compagnie de Violette comme observatrice exceptionnelle, j'avais alors préparé ce matériel reçu en cadeau voici une bonne dizaine d'années, sans qu'il n'ait jamais été utilisé : un outil multi-usages de la marque Dremel.

L'atmosphère était à la concentration, même si le soleil devenu bien présent ajoutait une petite touche d'optimisme, avec cette saveur supplémentaire que ses rayons passaient au travers du feuillage d'un arbre de circonstances, le gracieux acacia de Constantinople qui bordait la terrasse pour servir de parasol naturel.

Mais avant de passer aux choses sérieuses, j'avais alors entamé un travail de dégagement préparatoire, en utilisant des instruments plus classiques : marteau, petit ciseau à bois et chasse-clou en guise de burin.

Le résultat n'était pas spectaculaire, car j'avançais avec prudence.

DSCF4212.JPG

(à suivre) 

 

Par carchadorias - Publié dans : LES CHRONIQUES DU MIDI - Communauté : Les fossiliens
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 06:19

 

 

L'instant fatidique...

Qui était moins "attendu" que redouté d'ailleurs, vu que je n'en avais pas l'habitude, de ces opérations combien délicates.

Puisque la chose était prévue de longue date et n'avait jusqu'alors que trop traîné, j'avais rassemblé le matériel qui me semblait indispensable pour l'ouverture de ce qui était devenu le volumineux sarcophage d'un trilobite.

Il fallait ouvrir en commençant par les bandes autocollantes, de sorte que le choix du premier instrument allait de soi.

"Scalpel"...

Mais c'était d'un cutter très commun que j'allais faire usage.

Soudain une arrière-pensée affreuse m'avait envahi, alimentée par les récentes interrogations du fiston : j'avais prévu de couper la face supérieure, celle que j'avais laissée libre de la nouvelle gangue de plâtre, mais, finalement, étions-nous bien sûrs - absolument sûrs - que le trilobite se trouvait de ce côté ?

N'avais-je pas, dans mon obsession de précautions redondantes, plâtré le spécimen face contre le sol, auquel cas il devait être maintenant profondément scellé dans son nouveau socle ?

Même si j'avais rassuré l'inventeur de cette pièce et affiché un calme de façade, j'avais conservé un très léger doute, me raccrochant toutefois à l'idée que l'ami jean-Loup et moi-même n'avions tout de même pas pu, sur le moment, commettre  une telle erreur, de poser le bloc à l'envers...

Non.

Impensable !

Pourtant le suspense allait rester entier lorsque, sous le regard attentif de mon assistante Violette, j'avais délicatement découpé la bande adhésive, non pas centimètre par centimètre - n'exagérons pas tout de même - mais avec prudence, en évitant toute précipitation excessive.

Heureusement, le patient n'allait finalement pas offrir de résistance.

Ni de mauvaise surprise.

DSCF4208.JPG

Histoire de souffler quelque peu, j'avais pris l'un ou l'autre cliché, sous plusieurs angles.

Mais la raison en était d'ailleurs autant le fait qu'ils me serviraient d'illustrations à ce reportage que le soleil réapparaissait de temps à autre, rendant toute l'opération plus agréable.

DSCF4209.JPG

(à suivre)    

 

Par carchadorias - Publié dans : LES CHRONIQUES DU MIDI - Communauté : Les fossiliens
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 06:29

 

 

Sur la terrasse...

Évidemment une telle opération ne pouvait se faire qu'à l'extérieur, à moins de disposer d'une pièce spécialement ou partiellement aménagée en atelier de dégagement pour les fossiles, ce qui était loin d'être le cas du "cabinet de curiosités" dont l'unique table de travail, un petit établi de jardin reçu afin de servir à cet usage - en métal et bois, pour ceux qui suivent encore attentivement les longueurs de ce site -  était plus décorative qu'autre chose.

Installé sur la terrasse donc, près du jardin d'hiver, j'avais encore copieusement badigeonné le spécimen de plâtre, dans des proportions qui pouvaient paraître excessives mais me semblaient le prix à payer pour une relative sécurité de la manoeuvre en cours.

DSCF4166.JPG

Remarquons toutefois que l'ambiance du moment s'y prêtait, car nous n'étions jamais avares de soins en tous genres et de toutes natures, apportés aux choses inanimées aussi bien qu'à d'autres qui l'étaient beaucoup moins, telles notre chat Figaro dont notre vétérinaire avait jugé la guérison d'une blessure à la patte comme devant se faire d'une façon tout à fait naturelle, ce qui n'était pas notre analyse de la chose.

Nous n'en étions finalement plus à un emballage près !

DSCF4161.JPG

Tout en admettant que le patient était aussi docile qu'un trilobite vieux de 450 millions d'années.

DSCF4162.JPG

Curieusement, le lendemain matin, mon plâtre m'avait semblé encore d'apparence fort humide, quoique les tests de résistance m'aient indiqué le contraire.

DSCF4207.JPG

(à suivre)

 

 

Par carchadorias - Publié dans : LES CHRONIQUES DU MIDI - Communauté : Les fossiliens
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Vendredi 23 septembre 2011 5 23 /09 /Sep /2011 06:14

 

 

Et une affaire de plâtre, on vous a dit...

Finalement le séjour de notre amie "Violette de Nice" en notre modeste demeure aura comporté, en termes de curiosités et au-delà d'une traditionnelle visite de la capitale, une partie paléontologique fort importante.

Certes, quelques nodules ramenés du Midi subirent une intensive séance de cassage, au terme de laquelle nombre des mes espoirs avaient d'ailleurs été tragiquement déçus, nonobstant l'apparente richesse de certains d'entre eux.

Mais ce ne sera que partie remise...

Dès lors, la pièce de choix qu'il convenait d'aborder avait été cette relique momifiée, que j'avais d'ailleurs promis à mon fiston de dégager dès que possible et qui nous attendait depuis plusieurs semaines.

A notre arrivée, je l'avais immédiatement entreposée dans un coin sombre du jardin d'hiver, toujours dans son cageot de plastique et théoriquement à l'abri de ces atteintes diverses et prévisibles que pouvaient être les chocs/ compressions/ écrasements/ impacts d'objets (contondants ou non)/ inondations/ et autres joyeusetés, à l'exception toutefois des raz-de-marée et autres chutes d'avions, sans compter les tremblements de terre, auxquels j'aurais été bien en peine d'offrir la moindre résistance.

Mais il convenait de prendre des précautions spécifiques en vue du traitement d'un tel grand trilobite, de sorte qu'une des activités les plus originales à laquelle allait consentir notre Violette allait être de m'accompagner dans un grand magasin de bricolage, histoire d'acquérir une nouvelle dose de plâtre.

Conscient de ce que l'ensemble avait été fermement resserré au moyen d'une bande adhésive plusieurs fois enroulée sur l'entièreté de son pourtour, je craignais en effet que le simple fait de couper brusquement ces bandelettes puissent avoir pour conséquence que la roche n'éclate tout bonnement en plusieurs morceaux.

Paradoxalement, la seule solution me paraissait inévitable : plonger le bloc dans un bain de plâtre, afin de consolider toute sa partie inférieure, de manière à préserver autant que possible une bonne rigidité intrinsèque.

Aussitôt dit, aussitôt fait, j'avais préparé un nouveau sarcophage pour y sauvegarder ma momie.

DSCF4165.JPG

Un bac de plus grandes dimensions allait être sacrifié pour cette occasion, plus large que nécessaire mais suffisamment mince toutefois pour permettre un facile démoulage par la suite.

(et à propos de suite...) 

 

Par carchadorias - Publié dans : LES CHRONIQUES DU MIDI - Communauté : Les fossiliens
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 06:39

 

 

Une histoire de plâtres...

Souvenez-vous : lorsque nous avions abandonné notre trilobite d'anthologie - pour la vallée du Landeyran s'entend - il venait d'être soigneusement renforcé selon une technique mise en oeuvre par un paléontologue professionnel et dont, par conséquent, je m'étais évidemment bien gardé de contester la pertinence, tant j'avais au contraire profité volontiers d'une telle démonstration pour parfaire mes connaissances en la matière.

On ne sait jamais !

DSCF3970.JPG

Les clichés qui furent présentés, et ce dernier ci-dessus ne démentira pas la chose, attestent de ce que ces opérations de sauvetage étaient plutôt salissantes, bien qu'elles eussent été menées dans une atmosphère déterminée et un calme finalement fort surprenant au regard de l'enjeu désormais caché sous la matière blanche.

Dans l'immédiat, il convenait de laisser sécher, avant d'entreposer l'ensemble dans un cageot de plastique spécialement choisi pour présenter une rigidité mais aussi une taille suffisantes.

Quoi de plus naturel, dans l'intervalle, que d'avoir été rendre cette visite de courtoisie à notre défunt, l'ami commun dont les cendres reposaient juste en face de ce même site qu'il avait tant tapoté de son couteau à huîtres, et qui - où qu'il soit désormais - n'aurait certainement pas manqué d'apprécier cette réunion improvisée de ses anciens complices et, surtout, de la jeune génération.

DSCF3976.JPG

Aucune solennité toutefois, qu'il n'eût d'ailleurs jamais appréciée, mais une ambiance plutôt décontractée et sereine, tant ces précieux instants relevaient d'une démarche naturelle et spontanée.

Sans doute distrait par ces petits événements inattendus et inespérés pour la toute fin de notre séjour, je n'avais pas pris de photos d'autres moments délicats qu'allaient être le soulèvement de la lourde masse qui nous attendait au pied du mur - dans tous les sens du terme - et son placement, le spécimen vers le haut évidemment, après que l'ensemble eut été une dernière fois copieusement enroulé de bande adhésive sur toutes ses surfaces.

Momifié en quelque sorte...

A bien des égards, ces moments étaient pour nous historiques, puisque nous avions entamé nos préparatifs en vue du retour, sachant en outre pertinemment que, quoi qu'il arrive désormais, nos futures vacances dans l'Hérault ne seraient plus jamais les mêmes.

En effet, un pressentiment de votre serviteur - encore un - lui avait fait examiner la vitrine d'une agence immobilière bien implantée dans la région : la villa de Camprafaud que nous occupions chaque mois de juillet depuis dix saisons avait été mise en vente par leurs propriétaires, sans que nous le sachions, de sorte qu'une page importante allait définitivement se tourner pour nous.

Les derniers regards vers ces lieux dans lesquels nous aurons passé, dans l'absolu, presque l'équivalent d'une année entière de notre vie, allaient prendre une dimension toute particulière.

DSCF3284

(à suivre)    

 

Par carchadorias - Publié dans : LES CHRONIQUES DU MIDI - Communauté : Les fossiliens
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