Nulle part...
A la réflexion, je devais admettre que je n'avais pas beaucoup progressé !
Certes, mon socle de plâtre consolidait toujours par le dessous l'ensemble de la roche qui avait été prélevée un gros mois et demi plus tôt, mais - quoique la chose fut rassurante - je me retrouvais devant cette coque rigide que j'avais réalisée à la hâte pour protéger le fossile dans la vallée du Landeyran, sans que rien ne me permette encore d'évaluer dans quelle mesure il pouvait avoir été préservé en bon état à l'intérieur.
Sous cette carapace blanche, je redoutais fort de ne retrouver qu'une purée de trilo.
Une nouvelle fois, il me fallait procéder à une opération délicate, mais qui devait enfin apporter l'information tant attendue.
Toujours en compagnie de Violette comme observatrice exceptionnelle, j'avais alors préparé ce matériel reçu en cadeau voici une bonne dizaine d'années, sans qu'il n'ait jamais été utilisé : un outil multi-usages de la marque Dremel.
L'atmosphère était à la concentration, même si le soleil devenu bien présent ajoutait une petite touche d'optimisme, avec cette saveur supplémentaire que ses rayons passaient au travers du feuillage d'un arbre de circonstances, le gracieux acacia de Constantinople qui bordait la terrasse pour servir de parasol naturel.
Mais avant de passer aux choses sérieuses, j'avais alors entamé un travail de dégagement préparatoire, en utilisant des instruments plus classiques : marteau, petit ciseau à bois et chasse-clou en guise de burin.
Le résultat n'était pas spectaculaire, car j'avançais avec prudence.
(à suivre)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Derniers Commentaires