Mardi 23 mars 2010
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07:12
Ha oui, mais non, hein !
Je vous avais pourtant bien prévenus, que je comptais poursuivre cette petite série, ainsi que d'autres d'ailleurs, en même temps que je continuerais à vous narrer par le menu quelques-unes
des expéditions qui furent effectuées l'année passée, par votre serviteur et ses occasionnels jeunes assistants, lors de nos vacances dans le Midi.
Car le fait que je me justifie prématurément, sur l'épineuse question du sort mystérieux qui fut généralement réservé aux nodules après leur récolte et - surtout - après qu'ils aient été soumis à
un interrogatoire intensif à coups de masse, n'exclut pas non plus que je puisse m'en tenir autant que faire se peut au rythme de publications prévu initialement.
Ne fut-ce que pour sacrifier à cette saine alternance dont je n'arrête pas de vanter les mérites depuis des semaines...
Alors - chose promise chose dûe - je m'engage à devancer très largement l'examen de la phase post-prospection, en vous dévoilant d'une manière anticipée les souvenirs des opérations
entreprises sur notre lieu de villégiature, sachant que l'usage qui fut fait des nodules, cassés ou non, pouvait être de plusieurs natures, parfois plutôt originales.
Mais revenons si vous le voulez bien quelques instants à notre dernière énigme paléontologique, qui vous donnera par ailleurs une indication de l'intérêt que représentèrent une grande
quantité des spécimens récoltés dans les schistes ordoviciens.

De nombreux appelés, oserions-nous dire, mais peu d'élus finalement.
Remarquez que nous pourrions désormais poser différemment la question de savoir si les nodules dont les photos vous sont proposées étaient fossilifères, en vous interrogeant sur ce qu'il en fut
concrètement fait par la suite.
Sachant que les vestiges de trilobites furent soigneusement récupérés et identifiés quant à leur provenance précise, puis emmenés pour une étude ultérieure et systématique qui reste encore à
faire, mais que les autres - ne pouvant décemment être abandonnés de n'importe quelle manière - trouvèrent une seconde vie dans un (des) usage(s) qu'il nous faudra exposer bientôt pour respecter
notre promesse !
Mais alors, qu'en est-il de celui-ci ?
Repose-t-il dans les modestes caisses ramenées par votre serviteur, son lieu précis de découverte soigneusement relevé sur place, pour être par la suite noté et répertorié sur une carte IGN au
25.000ème ?

Ou au contraire gît-il encore quelque part dans l'Hérault, victime oubliée et anonyme de l'éternelle concupiscence paléontologique, sans nul espoir d'échapper un jour à ce destin
funeste, ni de voir jamais ériger à sa mémoire, dans le futur, un quelconque "Monument au Nodule Inconnu" ?


Qu'en dites-vous ?

Fossil...
Or not fossil ???

Par carchadorias
-
Publié dans : LES ENIGMES DU MOIS
-
2
Jeudi 18 mars 2010
4
18
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/2010
07:12
Pas eu le temps !
STOP
Passé la soirée d'hier au café-théâtre, avec mes collègues, dans le centre de Bruxelles.
STOP
Pas
du tout mon genre de sortie...
STOP
Mais très chouette tout de même !
STOP
Donc passons immédiatement au résultat du vote.
STOP
Fossile !
STOP
Reste de librigène.
STOP
Joue libre issue d'une mue de trilobite et d'un démembrement de son céphalon.
STOP
Excusez le style très syncopé.
STOP
Comme dans un télégramme.
STOP
Qui a dit "
Un quoi" ?
Je l'avais doublement prise en photo, cette librigène, car elle était d'une nuance de couleurs assez peu commune.
Encore une preuve que même des nodules fossilifères sont souvent d'une qualité toute relative.
Chercheurs de pièces à haute valeur commerciale s'abstenir !
Et ce n'est pas non plus -
du tout - mon genre, comme vous l'aurez compris...
Mais alors ?
Qu'en sera-t-il de celui-ci...
Fossil...
Or not fossil ?

Par carchadorias
-
Publié dans : LES ENIGMES DU MOIS
-
2
Lundi 15 mars 2010
1
15
/03
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/2010
07:00
Fossile ?

Certainement !
Remarquable ?
Malheureusement pas...
Intéressant ?
Ma foi, si l'on considère ce qui fut précédemment développé en guise de commentaires à propos des restes de mues de trilobites, ce nodule est un bel exemple de démembrement d'un céphalon.
Car il ne reste de préservé du spécimen qu'une glabelle, très difficilement déterminable d'ailleurs, ainsi que ce qui donne l'impression d'être une autre de ces librigènes dont nous vous avons
touché quelques mots auparavant.
Encore faut-il rappeler que nous travaillons sur base des clichés pris lors des dernières vacances, votre serviteur n'étant pas même certain d'avoir sauvegardé le nodule dont question, dont
l'intérêt n'était finalement que très relatif.
Toutefois, après mûre réflexion, je crois pouvoir affirmer qu'il reste effectivement entreposé dans les quelques boîtes ramenées de cette campagne, mon souhait clairement élaboré depuis plusieurs
années étant de réaliser une approche systématique des rares sites de la région repérés comme particulièrement riches en nodules.
Car après avoir vécu, parfois de très près, et observé avec beaucoup d'amertume l'apparente disparition de plusieurs collections de minéraux ou de fossiles réunies au fil des ans, voire des
décennies, par des proches amis prématurément disparus, je mettrai un point d'honneur à ce que les quelques reliques découvertes par moi-même restent parfaitement identifiables quant à leur
provenance.
Quitte à espérer qu'elles puissent être étudiées dans un avenir - même lointain - par une personne autrement plus qualifiée que moi.
J'espère par ailleurs que tout un chacun parmi les amateurs qui se respectent prendront également toutes leurs dispositions en ce sens, afin d'assurer la pérennité de leur collection .

A bon entendeur...
Mais trêve de formalités.
Car nous retrouvons un de nos nodules soumis à votre perspicacité, analyse statistique ou autre boule de cristal.
Pas facile à dire, ça : nos nodules...

Plutôt en longueur, celui-ci.

Fossil...
Or not fossil ?

Par carchadorias
-
Publié dans : LES ENIGMES DU MOIS
-
3
Vendredi 12 mars 2010
5
12
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/Mars
/2010
06:32
Vous vous souvenez ?
Mais si, ce nodule ordovicien que nous vous avions proposé voici presqu'une dizaine de jours !
Même que j'avais honteusement tenté de vous fourvoyer en suggérant que sa forme allongée pouvait trahir la présence d'un trilobite quasiment complet, d'autant plus appréciable que je
rappelais dans le même temps combien ce genre de découverte était rarissime dans l'Hérault...
Evidemment, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts depuis la publication de cet article.
Je dirais même que, comme dans certains événements au retentissement mondial, il y a parfois dans notre domaine des bouleversements tellement radicaux qu'on peut parler d'une
époque "avant" et d'une autre "après".
Abordant dès lors notre période post-palaisfossiledepoissonsparus, reconnaissons que certains de nos lecteurs seront désormais légitimement en droit de penser qu'avec votre serviteur, il
faut s'attendre à tout en matière de trouvailles.
Toutefois, point de pièce miraculeuse cette fois-ci, quoique le nodule dont question n'en était pas totalement dénué d'intérêt :

En l'occurrence, cette énigme révèle une curiosité sur laquelle je n'aurais pu longuement disserter sans recourir à la documentation d'usage.
Histoire de conserver autant que faire se peut une once de crédibilité à cette rubrique !
A ma connaissance, il n'existe pas - encore ? - de livre intitulé "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les trilobites sans jamais oser le demander".
Mais votre serviteur aura heureusement accumulé au fil des années un nombre appréciable d'ouvrages traitant de ces spectaculaires bestioles, dont la lecture permet de se rendre compte de ce
que ce sont des Arthropodes particulièrement bien connus dans leur anatomie, leur milieu de vie de même que pour leur processus de croissance.
Toutefois, et d'une manière paradoxale, ce sera dans une oeuvre consacrée aux généralités, les "Principes de Paléontologie" de Claude Babin (Armand Colin, Paris, 1990) que j'aurai trouvé
des informations concrètes qui me permettent d'avancer une tentative d'explication avec un minimum de sérieux et de rigueur.
Ainsi, ce professeur survole les phénomènes de reproduction et de croissance, en précisant qu'ils peuvent être liés à divers aspects comportementaux, tels que les phases d'exuviation (mues) des
trilobites, dont les modalités exactes ont pu être reconstituées.
Faisant comme l'auteur référence à l'étude de McNamara & Rudkin, suggérons que notre nodule pourrait être la trace fossile de deux segments thoraciques emportés par un Asaphidé lors
de son opération de croissance, pour avoir sans doute été égarés immédiatement après celle-ci.

Claude Babin, "Principes de Paléontologie", page 96, Armand Colin, Paris, 1990.
De même notre précédent nodule, qui présentait les restes fossiles d'une librigène ("joue libre" faisant partie du céphalon) de trilobite Asaphidé, répond-t-il certainement à cette
hypothèse d'une trace de mue préservée dans le sédiment.
Mais après cet alibi culturel, revenons à une autre de nos énigmes.

Alors...

Fossil...
Or not fossil ?
Par carchadorias
-
Publié dans : LES ENIGMES DU MOIS
-
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Mardi 2 mars 2010
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02
/03
/Mars
/2010
07:00
AAAAAAAH...
Pour cette fois du moins, nous avions trouvé quelque chose dans un nodule appartenant à l'Ordovicien de la Montagne Noire !

Mais encore fallait-il déterminer de quoi il pouvait s'agir, et d'en identifier l'espèce, ce qui ne semblait guère évident.
Toutefois, à défaut de pouvoir remettre dans l'immédiat la main sur cette pièce, laquelle est également restée entreposée "quelque part" dans mes réserves, sans avoir revu la lumière du jour
depuis les dernières grandes vacances, nous pouvons avancer qu'à côté d'une trace indéfinissable se trouvait avec certitude la "librigène" gauche d'un trilobite asaphidé.
Autrement dit, cette partie du céphalon - également appelée "joue mobile" - parce qu'elle se détache lors de la mue pour faciliter la sortie de l'animal.
Comme nous ne reculons devant rien pour être agréable à nos fidèles lecteurs, en voici un autre exemplaire, qui fut également récolté lors des prospections de l'année dernière.
Malgré un nettoyage à l'eau courante, ce spécimen est coloré, ayant encore conservé sa couverture de limoni....
De lim...

Enfin, vous savez de quoi je parle.

Hem.
Vous remarquerez l'emplacement de l'oeil, soit cet arrondi visible sur la partie supérieure.

Mais faut-il vraiment encore vous préciser que les exemplaires de trilobites entiers récoltés dans la Montagne Noire sont rarissimes, ce que tend à démontrer la consultation de la littérature
consacrée au sujet depuis le début du siècle passé ?
Parfois une forme très allongée faisait naître de sérieux espoirs, sous réserve de ce que le nodule ci-dessous était de petite taille, un élément de nature à réduire les chances d'une telle
découverte.
En était-il pour autant complètement stérile ?

En voici l'autre face, comme de coutume, et comme si vous y étiez...

Fossil...
Or not fossil ???

Par carchadorias
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Publié dans : LES ENIGMES DU MOIS
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