La sécurité des centrales nucléaires...
A force de ne plus penser qu'à l'accident des unités japonaises de FUKUSHIMA, survenu au début de l'année dernière, avec les incidents dramatiques de contamination à grande échelle qui furent la résultante très indirecte d'un gigantesque tsunami, lui-même consécutif à un tremblement de terre, l'on oublierait presque le grave danger potentiel que représente le risque d'attaques terroristes.
C'est d'autant plus délicat pour nous, en plein centre de l'Europe, que de nombreux pays - dont le nôtre - ont toujours pratiqué une politique un peu perverse qui consistait à installer quelques-unes de leurs centrales atomiques quasiment à la limite de leurs frontières territoriales.
Près des voisins...
Ainsi nos amis français ont-ils celle de GRAVELINES, dans la Manche, de même que celle de CHOOZ, quasiment chez nous car logée dans l'encoignure de GIVET, mais aussi CATTENOM près du Grand-Duché de Luxembourg, de même que FESSENHEIM à la frontière allemande.
C'est à croire que le seul raisonnement qui présidait aux choix de ces implantations étaient précisément le fait qu'elles étaient situées à la limite d'autres états souverains et, partant, près d'autres nations - d'autres populations - au motif qu'en cas d'accident grave et de dispersion radioactive, il n'y avait pas de raison que ce ne soient que les nationaux qui trinquent !
Ainsi, à titre d'exemple, très près de nous, une alerte à la centrale atomique de DOEL n'aurait-elle probablement que peu de conséquences, avec l'effet des vents dominants qui entraîneraient à coup sûr la contamination vers la Hollande.
Pervers, on vous a dit...
Sans nul doute, au-delà du sempiternel débat de fond sur l'opportunité du maintien de l'énergie nucléaire, devrait-on dans l'immédiat mieux protéger nos sites sensibles, tels que la centrale de DOEL précitée, de même que celle de MOL.
Vu la configuration des lieux, la première paraît toutefois plus vulnérable à une éventuelle attaque terroriste, notamment en raison des multiples voies d'accès qui y mènent, dont - en tout premier lieu - le fleuve Escaut lui-même.
En cas de crise internationale, de conflit ouvert ou d'alerte terroriste avérée, un dispositif militaire de type lourd, tel que des chevaux de frise, une couverture aérienne et quelques blindés légers, ne serait pas inutile, ce pour toute la zone.
Par contre, dans un tel cas de figure, la centrale de MOL semble beaucoup moins exposée, de sorte qu'une protection moins invasive devrait s'avérer suffisante. Quelques militaires hyper-entraînés devraient pouvoir faire face à toute attaque éventuelle.
Donc, pour résumer très schématiquement mon essai, je dirais en guise de première conclusion :
Les chars c'est à DOEL, et les paras c'est à MOL.
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Carcha







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