Plus loin encore...
Dans le temps, faut-il préciser.
La zone située autour du village de Doel était à l’origine constituée de terres marécageuses.
Elle faisait partie d’une vaste étendue tourbeuse qui s’étirait d’est en ouest, sur la Flandre zélandaise et le nord de la Flandre orientale.
Au nord de Doel plus spécialement, dans ce qui est aujourd’hui le "Verdronken Land van Saeftinghe", cette couche de tourbe était particulièrement épaisse, jusqu'à faire l'objet d’une exploitation intensive à partir du XIIIe siècle.
Cette activité fort lucrative allait induire une certaine prospérité dans la région, mais avoir aussi pour effet néfaste d’abaisser le niveau du sol en de nombreux endroits, rendant la zone vulnérable aux inondations.
Dans le même temps, à partir du XIIe siècle, l’Escaut subissait de plus en plus l’emprise de la mer du Nord, de telle sorte qu’il advenait régulièrement que le village de Doel et les parties nord du Land van Beveren fussent totalement inondées, ce qui détermina alors la nécessité d’édifier des digues et d’aménager des polders.
Par la suite, toute cette économie, conjuguant poldérisation et extraction de tourbe, progressivement mise en place dans la région au cours du Moyen Âge, allait être peu à peu anéantie. D'abord par une série d'inondations catastrophiques au XVIe siècle, ensuite par les submersions survenues pendant les guerres, mais cette fois délibérément provoquées pour des raisons stratégiques.
Voir le village de Doel, en bas à droite.
(à suivre)
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Carcha







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